Critique de film

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A la croisée des mondes: la boussole d'or

"The Golden Compass"
affiche du film

Lyra, 12 ans, est une orpheline rebelle qui vit à Jordan College, un établissement de l'Université d'Oxford, dans un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais qui a évolué de façon un peu différente. Elle a pour compagnon Pantalaimon, son dæmon, un être capable de prendre de nombreuses formes animales. Le monde de Lyra est en train de changer. L'organisme gouvernemental global, le Magisterium, resserre son emprise sur le peuple. Ses sombres activités l'ont poussé à faire enlever des enfants par les mystérieux Enfourneurs. Parmi les gitans, qui ont perdu beaucoup des leurs, court une rumeur : les enfants sont emmenés dans une station expérimentale quelque part dans le Nord, et on pratique sur eux d'abominables expériences... Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut...

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Trailer - A la croisée des mondes : la boussole d’or (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’A la croisée des mondes : La boussole d’or - De quoi être déboussolé...
Par : Damien Taymans
Tags : Heroic Fantasy

Depuis le tour de force réalisé par Peter Jackson avec sa trilogie du Seigneur des anneaux, le genre heroïc fantasy ne cesse de proliférer. Les producteurs en ont fait leur chou gras et n’ont de cesse de produire de nouvelles œuvres en général destinées à un public plus jeune. Il faut dire que la recette fonctionne parfaitement en ce moment et que le public se précipite aisément dans les salles obscures pour y admirer les aventures d’un jeune binoclard ou d’une gamine propulsée dans un monde où trône un réverbère. Chaque Noël voit l’émergence d’une nouvelle œuvre fantaisiste dont le seul but est d’émerveiller les petits enfants et de remplir les poches des producteurs, façon Walt Disney… Cette année, c’est au tour de La boussole d’or. Adaptation du premier des trois tomes de la trilogie à succès de Philip Pullman intitulée A la croisée des mondes, le film est produit par la maison New Line (déjà en charge de se dorer la pilule grâce aux films de Peter Jackson) pour un budget total de 180 millions de dollars (grosso modo les budgets de La communauté de l’anneau et des Deux tours réunis). A la baguette de cette énorme surprise de Noël, le réalisateur Chris Weitz, généralement confiné aux franches comédies comme l’illustrent ses précédentes réalisations American pie et Pour un garçon. Ce qui a motivé le choix des producteurs ? Le savoir-faire du réalisateur et son adoration totale pour la trilogie de Pullman, agrémenté d’une véritable dose de méticulosité.

Il faut avouer que Weitz ne fait rien dans la mesure (en même temps, avec un tel budget, qui s’en abstiendrait ?). Il réunit notamment autour de lui une équipe technique de choc : Dennis Gassner, chef décorateur qui a précédemment travaillé sur http://cinemafantastique.net/film1723,Hitcher-The.html et sur The Truman show, Michael L. Fink comme superviseur des effets visuels ayant bossé sur X-men et http://cinemafantastique.net/film1991,X-men-2.html ainsi que http://www.cinemafantastique.net/film1410,Mars-Attacks.html, une équipe de vrais spécialistes chevronnés aux effets spéciaux et l’aide de Philip Pullman en personne pour l’adaptation du scénario. Mais ce n’est pas tout puisqu’en sus, le réal épice son œuvre de véritables talents d’interprétation en choisissant Daniel Craig et Nicole Kidman… Tout ce beau monde s’est donc échiné à mettre en scène une œuvre gigantesque où la démesure est le maître mot. Impossible de se le cacher. Il suffit de contempler quelques-unes des magnifiques images de La boussole d’or pour comprendre que le ton n’est pas à l’heure de la série B d’animation. Une photographie des plus léchée, des effets visuels à couper le souffle, de véritables prouesses techniques qui rendent le film visuellement irréprochable. Soulignons à cet égard le travail superbe effectué sur le fameux ours Iorek d’un blanc immaculé et d’une silhouette irréprochable qui ravirait un public d’ourses (femelles donc) en délire.

Si le côté visuel du film révèle une grande maîtrise, le côté scénaristique n’est pas oublié pour autant. Grâce à un travail de longue haleine et à une complicité nouée avec l’auteur du roman originel, Chris Weitz parvient à prouver que son savoir-faire ne se limite pas uniquement à la réalisation de films humoristiques. Fidèle à l’histoire originelle, le métrage peine largement à inclure tous les détails qui faisaient la force du bouquin et se voit réduit aux habituels étêtements des adaptations d’oeuvres littéraires. Qu’on se le dise, la trilogie A la croisée des mondes éblouit certes par le monde inventé mais également par la multitude de ses actions et par son style fouillé et complet. Diffuser sur grand écran un film reprenant la totalité des facettes de l’œuvre écrite tenait de l’impossible. Weitz a réussi à combler ce manque en donnant au spectateur un maximum d’informations en un minimum de temps et en accumulant les actions et les événements. Ce choix amène son lot de sacrifices : face au rythme soutenu de l’œuvre, les néophytes n’arriveront pas à suivre et les chevronnés n’y trouveront pas tout à fait leur compte. En outre, le montage effectué impose une succession trop rapide de scènes sans qu’aucun lien n’ait été noué entre elles si bien qu’au bout d’un moment on a vraiment l’impression que le film n’a aucune ligne directrice et ne fait que nous aveugler à l’aide d’images somptueuses. Autre menu reproche : la New Line n’a pas pu s’empêcher de nous infliger ses cameo issus de sa trilogie populaire en intégrant au casting Christopher Lee (Saroumane) aussitôt vu aussitôt parti et la voix de Ian McKellen (Gandalf) qui interprète dans la version originale celle de l’ursidé.

En conclusion, La boussole d’or constitue un bon film de « fantaisie héroïque » qui mérite sa place auprès d’autres œuvres moins bien réussies (mais non, je n’ai pas parlé des Chroniques de Narnia, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !). Visuellement bandant, le métrage perd ses galons au niveau de son adaptation quelque peu condensée et approximative mais les récupère grâce à l’interprétation de ses stars et à la dimension magique qu’il impose.


Critique de A la croisée des mondes : La boussole d’Or - De la fantasy comme on l’aime !
Par : Chroniqueurs

Par Carrie

La fantasy est décidément à la mode par les temps qui courent. Depuis que Peter Jackson nous a émerveillés avec sa trilogie du Seigneur des anneaux et que l’avènement d’Harry Potter est reconnu dans le monde entier, beaucoup de réalisateurs et de grosses firmes de production s’attèlent à proposer des produits du même acabit, histoire de se remplir les fouilles. Si certains, comme Robert Zemeckis et son excellent Beowulf parviennent à faire quelque chose de véritablement original en puisant davantage dans le bestiaire mythologique que dans des créations littéraires récentes, d’autres métrages comme Le Monde de Narnia se bornent à reprendre une recette largement usitée en n’innovant que fort peu. Au plus profond de ce milieu grouillant d’œuvres en tous genres, on trouve l’hyper-production (180 millions de dollars de budget) A la croisée des mondes : La boussole d’or. Financé par la New Line Cinema, ce film est tiré du premier épisode d’une trilogie de best-sellers du romancier Philip Pullman (Les aventures de Sally Lockhart). Il met en scène Lyra, une jeune adolescente rebelle qui devra sauver ses amis des mystérieux enfourneurs et, par la même occasion, contrer du Magisterium, décideurs d’une civilisation plongée en plein obscurantisme.

Contre toute attente, c’est Chris Weitz (fondateur de la saga American Pie) qui fut choisi pour mettre en scène une histoire plutôt complexe. Ce choix, qui peut paraître bizarre de prime abord, se révèle de suite être le bon. Alors que le métrage n’en est qu’à ses prémisses, Weitz en met plein la vue par des effets visuels hallucinants qui n’ont rien à envier à personne. Sans aucune surprise, le film reçut l’Oscar de la discipline et le spectateur découvre avec plaisir un monde aussi mystérieux que graphiquement réussi. La modélisation des décors acquiert encore une qualité supérieure lorsqu’on découvre la magnifique cité de Londres dans un monde parallèle plutôt enchanteur. Les visions de personnages hors du commun se multiplient alors, passant de gitans aux costumes parfaitement réussis à des ours doués de parole particulièrement réalistes. Le score, grandiose, vient encore ajouter à la magnificence d’un ensemble qui ne cesse d’étonner.

Au-delà de ces qualités techniques, l’histoire en elle-même est un pur régal. Très complexes et quasiment incompréhensibles dans la première partie, les différents éléments de l’histoire s’imbriquent peu à peu pour former un tout passionnant et virevoltant. Même si certaines imperfections sont perceptibles d’un point de vue scénaristique (Weitz ne prend pas assez le temps d’expliquer et de bien faire comprendre les choses), on ne peut qu’adhérer à une action menée tambour battant. Se permettant même de s’attaquer aux enfants (les Enfourneurs les enlèvent et font des expériences sur eux), chose que bien d’autres œuvres de fantasy refusent de faire, le métrage acquiert encore une toute autre dimension. Malgré la pléiade de bons sentiments présents tout au long du film, l’impression de consistance et de suspens est tout de même bien présente, alors qu’au départ, cela relevait véritablement de la gageure !

A la croisée des mondes : La boussole d’or est une œuvre familiale qui se démarque totalement de toute la foule des superproductions s’assimilant à un simple divertissement. Rythmé, passionnant et graphiquement abouti, le film est une magnifique base pour une saga dont on attend avec impatience le deuxième épisode.

Commentaires sur le film

Catastrophique

1 etoiles

daube Daube !

Que le film fasse l’impasse sur un certain nombre d’éléments du livre, que les dialogues reprennent continuellement les noms et prénoms des protagonistes (mon dieu, dans un livre ça va, mais dans un film, que c’est exaspérant !!!) passe encore.
Mais, intervertir des évènements importants en dénaturant ainsi l’histoire, réinventer la méthode d’excision, qui risque d’ailleurs de poser problème pour une éventuelle suite au vu de ce qu’il se passe dans le 2ème tome (j’ai déjà peur...), pondre une fin totalement édulcorée, qui élude l’aspect le plus important du 1er tome (mais qui ne fait pas bon genre dans un film pour ’enfants’ ...), c’est vraiment du grand n’importe quoi. Bref voici film dénature en partie l’oeuvre originale. J’invite ceux qui ont apprécié ce film à lire d’urgence la trilogie.

2 novembre 2008 à 10:11 | Par DeWittePeper
Mi-chaud mi-froid

3 etoiles

N’étant pas un grand fan d’Heroic Fantasy (loin de là) ni même d’oeuvres telles qu’Harry Potter, j’ai du mal à juger de tels films. Néanmoins, cette boussole d’or m’a bien plu, même si ce n’est pas mon trip...

C’est un film assez enfantin à la limite de la féérie qui se laisse voir sans être non plus un chef-d’oeuvre du genre.

N’ayant pas lu l’oeuvre originale, je ne peux que te croire sur parole DeWittePeper... Il est vrai que le nombre de critiques s’abattant sur cette adaptation est impressionnant... Quand à un deuxième volet, j’ai quand même des doutes... 180 millions de dollars investis pour passer quasiment inaperçu, ça a dû faire mal aux producteurs !

2 novembre 2008 à 11:11 | Par Masterman
ratage relatif

2 etoiles

Une adaptation ratée de l’excellent roman homonyme. Le spectacle et un casting classieux sauvent les meubles d’un film dans une honnête moyenne mais clairement décevant en regard du potentiel initial et du budget investi. Dommage !

5 mai 2009 à 10:05 | Par hellrick

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