Cinemafantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles... Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une...
Dog Soldiers avait révélé aux yeux du monde entier l’immense talent du (déjà) maître Neil Marshall. En mêlant habilement survival décomplexé et histoire de loup-garou, le cinéaste avait fait preuve d’une audace invraisemblable pour son premier long-métrage. Celui qui a tant surpris en bousculant les codes revient trois ans plus tard avec un pitch bien plus classique. Six jeunes aventurières en pleine journée spéléo se retrouvent coincées dans la grotte qu’elles visitaient. Un danger vient alors menacer leur vie et la recherche d’une sortie s’assimile très vite au seul moyen de se sauver. Il s’agit donc d’un test grandeur nature pour l’ami Neil que les critiques du monde entier attendaient au tournant.
Soit le divin chauve réussissait et s’imposait comme l’un des nouveaux maîtres du genre, soit il se vautrait et entraînait alors avec lui une carrière qu’il avait entamée de manière foudroyante !
Dès la séquence initiale, Marshall choisit la première solution en parvenant littéralement à scotcher : dans une ambiance froide, le réal procède au massacre d’une petite famille de la manière la plus anodine qui soit. Cette scène donne clairement le ton, en usant de toutes les ficelles inhérentes au genre (cadrage qui amène la surprise, mise en scène aux relents gores et émotions fortes lors du réveil de la survivante) et en proposant un rythme rendu malsain par les hallucinations. Ensuite, c’est de la meilleure manière possible que le cinéaste procède à une ellipse amenant la présentation des protagonistes. Ce passage, sans doute le plus ardu pour n’importe quel metteur en scène, est parfaitement maîtrisé par Marshall qui parvient à instiller à l’ensemble une bonne dose de mystère. Entre les souffrances d’une jeune veuve qui a perdu son enfant, la personnalité torturée d’une folle de la cascade et les silences d’une jeune asiatique malfaisante, les questions sont nombreuses et l’ambiance devient lourde.
Ce procédé permet à Marshall de conserver tout l’intérêt du spectateur durant la première partie où des dialogues de qualité nous sont lancés, agrémentés d’une bande originale inquiétante, dans la veine de ce qui se fait de mieux dans le genre. Cette première partie fait place à l’aventure en elle-même : plongées dans la grotte, les jeunes filles commencent à éprouver un profond malaise, renforcé par les traces et bruits mystérieux des décors grandioses. Marshall mise alors sur l’oppression ressentie par les héroïnes pour
accélérer petit à petit l’action avant de… faire exploser celle-ci ! Courses effrénées dans les boyaux tortueux et sombres, créatures cauchemardesques sorties d’on ne sait où, Marshall n’épargne rien, balançant à toute vitesse un nombre incalculable de séquences horrifiques jouissant d’un cadrage et d’une mise en scène hallucinants. La lumière feutrée renforce encore l’effet paranoïaque de l’ensemble tandis que le réal s’amuse comme un petit fou à jouer avec tous les éléments qu’il a mis en place. Un peu comme il le fera avec Doomsday, trois ans plus tard, Neil ne laisse aucun temps à la réflexion et soumet de manière généreuse à la limite de la jouissance une action jamais démentie.
Même si certaines séquences, comme le bain de sang, paraissent un peu exagérées et illogiques, l’ensemble tient ses promesses jusqu’à un combat final rondement mené. Malgré un dénouement que l’on espérait peut-être plus traumatisant, Marshall boucle donc un film plein aux qualités scénaristiques et scéniques inébranlables. Un grand moment de cinéma claustrophobique aux accents gores poussés à leur paroxysme. Une véritable fête pour le geek !

Ce film joue sur plusieurs peurs (claustrophobie, peur du noir, de ce que l’on ne voit pas ...) et joue trés bien ....
Trop bien si on tient compte des cris et des sursauts que j’ai eu en regardant le film ....

Un film aux multiples dimensions, inqualifiable tant MARSHALL maitrise son oeuvre. On ne peut qu’admirer la prestation des actrices mais également toute la dimension psychologique de ce film. Sans pour autant dire que son film est novateur et extrêmement gore, on ne peut qu’être en extase devant la voracité de ces créatures dont on ignore totalement l’origine, d’ailleurs seul point d’ombre du film. Le n°2 d’ailleurs n’en apprend pas plus, ce qui est dommage ! mais malgré çà, la terreur est omniprésente, malgré un démarrage assez long mais essentiel à la compréhension de l’histoire. Bluffant !

Le début nous met déjà dans l’ambiance pesante, angoissante de ce superbe film. Une fois le générique passé, la tension retombe... jusqu’à l’imprévu. C’est alors une montée de terreur qui ne cesse pas - jusqu’à l’apothéose. Peur du noir, autochtones primitifs, quasi invisibles et particulièrement violents, cannibalisme et bien sûr claustrophobie : toutes les peurs sont réunies pour aboutir à un film d’horreur qui devrait être plus connu. A voir !
malgré toutes ces récompenses !!! méfiez vous il es loin de le meilleur film qui fait peur .car il faut bien une demi heure si ce n’est plus pour que cela vous réveille...et même après vous vous ennuierais ...
alors ceux qui cherchent des films qui foutent la trouille surtout pas celui la !!!