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Retour en solo pour de la Iglesia
Présenté lors de la séance d’ouverture du BIFFF 2011 avec tous les honneurs dus à son rang, Balada triste de trompeta, aka A Sad Trumpet Ballad, n’est donc pas un inconnu pour les membres de la rédaction. Aussi, l’écriture d’une préview sans parti pris n’est pas évidente, d’autant que le réalisateur de l’œuvre, Alex de la Iglesia, fait partie de ces cinéastes dont les trouvailles régalent tout fantasticophile qui se respecte. Mais que narre exactement le métrage ? Balada triste se présente comme une farce tragique où, en Espagne, pendant la guerre civile, un clown est contraint de combattre avec l’armée. Emprisonné puis tué, il laisse un fils, Javier. Celui-ci devient à son tour clown dans les années 70. Un clown triste. Il est alors embauché dans un cirque où il tombe amoureux de la compagne de son chef. Une sombre rivalité s’installe alors entre les deux hommes.
Si Crimes à Oxford avait été l’occasion pour de la Iglesia de trancher avec son répertoire habituel, plutôt humoristique, le thriller s’avérant particulièrement sérieux tant sur le fond que sur la forme, il est tout à fait normal de s’attendre à un véritable retour aux sources pour le réalisateur avec le Balada Triste qui nous occupe. Certes, les réminiscences franquistes qui sont assénées au début de l’œuvre (phénomène récurrent dans le cinéma ibère de qualité) aura l’occasion de plomber les plus sensibles, mais, pour tout un chacun, le film se présentera comme une comédie acide aux relents d’humour noir bien prononcés.
Ensemble de qualité, comme toute œuvre signée par le génie espagnol, Balada triste de trompeta est aussi le premier film que de la Iglesia livre en tant que seul scénariste. Se départissant de la présence récurrente du fidèle Jorge Guerricaechevarría, le cinéaste entend prouver qu’il peut évoluer seul et qu’il entend mener sa carrière de main de Maître de bout en bout. Si quelques imperfections, dues à son manque d’expérience dans le domaine de l’écriture en solitaire, risquent de se faire sentir, il pourra de plus compter sur le charisme de sa douce femme, Carolina Bang, pour époustoufler le spectateur.
La sculpturale jeune femme devrait émoustiller plus d’un spectateur lors des sorties belge et française, qui interviendront toutes deux le 22 juin prochain dans quelques salles dont les programmateurs éclairés auront eu la riche idée de diffuser (ce qui n’est pas donné à tout le monde, la conjoncture actuelle poussant nombre d’exploitants à préférer les films à gros budget).
SORTIE DANS LES SALLES LE 22 JUIN 2011
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Et en plus, bientôt sur le site : l’interview vidéo d’Alex de la iglesia autour du film (propos recueillis au BIFFF 2011) !