Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Episode final ?
Ca y est, après un an d’attente, voilà déjà la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre. Comme tous les ans, il va venir abreuver nos palais cinéphiliques. Comme tous les ans, les spécialistes le traiteront comme de la vulgaire piquette de supermarché alors que tout le monde se ruera sur lui pour analyser son goût, ses saveurs et sa qualité générale. On dissertera sur son millésime, sur ses arrières goûts. Plus ou moins ceci, plus ou moins cela. Enfin, comme tous les ans, on le comparera à son prédécesseur « moui cette année est meilleure que l’année dernière mais ne vaut pas le 2005 ou le 2008 ». Bien sûr, la qualité n‘est pas au rendez vous tous les ans. Il peut nous offrir d’excellentes surprises comme en 2004, 2007 ou 2009 ou de sacrées gueules façon 2005, 2006, 2008. Ce « il » dont je parle c’est
bien entendu le SAW nouveau. Les nouvelles pérégrinations de Jigsaw, notre taré préféré ne vont pas tarder à envahir nos écrans pour un septième et probable dernier épisode. Du moins c’est ce qui se dit…
Le dernier Saw serait donc celui-ci ? On va tout savoir, plus aucune zone d’ombre ne planera sur aucun des personnages et le puzzle scénaristique sera enfin complet ! Permettez-moi d’en douter. Comme toute bonne franchise qui se respecte, sa pérennité se base sur les entrées salles et les recettes. L’épisode VI, malgré d’évidentes qualités, étant celui qui a, de loin, récolté le moins d’argent, les producteurs se sont dit que le suivant clôturerait la saga une bonne fois pour toutes. Mais un bon résultat au box-office de ce septième épisode relancerait bien évidemment la production d’une suite et compter sur les scénaristes Patrick Melton et Marcus Dunstan, auteurs officiels de la série depuis l’épisode IV, pour nous balancer un beau twist et une belle fin ouverte, histoire ne pas fermer définitivement la porte à un éventuel retour de Jigsaw. Tout espoir n’est donc pas perdu pour les fans de revoir Jigsaw franchir gaillardement le cap des 10 épisodes même si, officiellement, aucune mise en chantier d’un huitième film n’a été officiellement envisagée par la production.
Qu’attendre de ce Saw VII, judicieusement rebaptisé SAW 3D dans nos belles contrées francophones ? En premier lieu, vu qu’on retrouve les deux zozos Dunstan et Melton au scénario, on va certainement retrouver les grands ingrédients d’un bon Saw. Dont les flash-backs plus ou moins nébuleux nécessitant le revisionnage des six premiers films afin d’entraver quelque chose à ce qui se déroule sous nos yeux. Les fans hardcore apprécieront, les spectateurs occasionnels navigueront à vue. Du gore cracra réalistico-outrancier à foison. La saga a toujours été innovante dans l’art du meurtre et de la torture, on dirait bien que ce sera encore une fois le cas. On peut espérer une belle séance de menuiserie sur chair en public, un bel hommage au Opera de Dario Argento et tout un tas de jeux de lames, disques tranchants, cage rouillée ainsi qu’un pot pourri d’objets tranchants et contondants en tout genre. Niveau casting, on évolue dans la continuité puisque cette sale trogne de Costas Ken Le Survivant Mandylor sera une nouvelle fois de retour dans le rôle de l’Inspecteur Hoffman pour perpétuer l’œuvre de Jigsaw et se disputer son héritage avec Betsy Russell dans le rôle de Jill Tuck, veuve et
légataire du savoir du tueur encapuchonné. Bien sûr, Tobin Bell reprend pour la septième fois le rôle du Tueur au Puzzle. Rappelons que celui-ci meurt à la fin du troisième épisode. On verra aussi le retour de Cary Elwes, héros du premier épisode ainsi que les nouveaux venus Sean Patrick Flannery et Chester Bennington entre autres…Enfin pour diriger tout ce petit monde, la production a choisi Kevin Greutert, un bon choix vu l’excellent travail réalisé sur le précédent opus.
Niveau nouveautés maintenant, comment ne pas parler de l’argument de vente numéro 1 de cet épisode final. Effet de mode oblige, Jigsaw franchit à son tour le cap de la 3D pour mieux nous éclabousser les rétines. Stratégie commerciale numéro 1 de Lion’s Gate, toute la campagne promotionnelle est basée sur cet argument. Un choix risqué vu la médiocrité des précédentes tentatives de cinéma en 3D et la désaffection du public pour les films projetés dans ce format. Les producteurs espèrent relancer la franchise en jouant sur la curiosité des spectateurs ayant délaissé le sixième film et l’attrait gagdet des lunettes 3D. N’oublions pas non plus que la location des binoculaires rapporte un petit supplément pas négligeable dans les caisses du film. Une façon de gonfler les recettes tut en appâtant le chaland de manière presque honteuse. Maintenant soyons claires, la 3D ne risque pas d’apporter grand-chose au schmilblick mais si elle permet des recettes suffisamment élevées justifiant la mise en œuvre d’un épisode VIII alors j’ai envie de dire pourquoi pas ?
Ce site compte actuellement :
Ajouter un commentaire