Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
The dark of the moon
“Tchuw tchuw tchuw tchuw tchuw tchuw” c’est par cette imitation foireuse du bruit que font les Transformers en se transformant que je commence cette preview d’un des films les plus attendus des amateurs de Fuck Yeah Movies. La saison des blockbusters est déjà lancée depuis quelques semaines et, comme tous les ans, la compétition pour s’attirer les faveurs du public s’annonce rude. L’été des popcorns movies sera placé sous le signe des super-héros de chez Marvel qui vont s’associer pour rafler la mise et préparer tout le monde à la venue des Vengeurs. Mais on ne la fait pas à Michael Bay, lui qui a ré-inventé le blockbuster pour le rendre encore plus bigger, louder, better est prêt à en découdre avec tous ces hommes en collant et à la sexualité trouble. Son arme de destruction rétinienne massive ? Des robots géants qui ont fait de la Terre leur champ de bataille. Michael Bay connait son sujet puisqu’il en est déjà au troisième film de sa saga. Si le premier était un modèle de blockbuster, le second cumulait toutes les tares de la suite ratée. Malgré quelque moments de grâce comme la bataille dans la clairière et la mort d’Optimus, on se souvient surtout d’un film totalement What The Fuck
avec des couilles de robots géants et un chihuahua pervers. Le troisième épisode va sans conteste remettre le train sur de bons rails et promet encore plus de spectacle, de combats, d’action, de plans « awesome » et « epic as fuck » comme seul le beau Michael sait les faire.
Première bonne nouvelle, après un détour par l’Egypte, toute l’équipe du film est de retour aux States, où Bay se sent incontestablement chez lui. Plus précisément à Chicago. D’après les échos de tournage et le premier trailer totalement badaboum, la team Bay a vu les choses en grand et a décidé de mettre le Windy City à feu et à sang avec des bastons homériques et des poses iconiques en diable. Si les combats du premier film étaient inspirés par le catch et les techniques de combats libres, cette fois, il semblerait que Michael Bay se soit inspiré de divers arts martiaux et autres techniques de combat à l’arme blanche comme le laisse présager ce plan totalement bandulatoire d’un Optimus tournoyant, sabre au clerc, défouraillant du Decepticon avec une classe folle et un art de la lame que ne renierait pas un Zatoichi. Rien que ce plan enterre toute la concurrence blockbusterienne sous dix kilotonnes d’awesomeness ! Outre Chicago, où se concentrera toute la seconde partie du métrage, toute l’introduction prendra place sur le satellite naturel de notre bonne vielle Terre, j’ai nommé La Lune. Et là, encore, la Lune, Michael il connait depuis Armageddon. Quelques plans présagent eux aussi de séquences « out of this world » en termes d’action se passant exclusivement sur la Lune, avec notamment de nombreux Decepticons jaillissant du sol lunaire afin de faire du grabuge.
Comme Michael Bay, malgré son talent, ou plutôt, allez, j’ose le mot, son génie, ne peut pas tout faire tout seul, il a su s’encadrer d’une équipe de techniciens entièrement dévouée au film et au projet. Parmi les habitués, on retrouve, au scénario Ehren Kruger, déjà présent sur le deuxième film, au score Steve Jablonsky, tandis qu’aux effets spéciaux, toute l’équipe d’ILM est de nouveau sur le pont. Devant la caméra, on prend presque les mêmes et on recommence. Si Shia Labeouf, Tyrese Gibbson, Josh Duhamel et John Turturro rempilent, à leurs côtés on trouve du lourd avec des acteurs confirmés qui débutent dans la franchise : John Malkovich, Frances McDormand, Patrick Dempsey ou encore Alan Tudyk. Vous l’aurez remarqué la grande absente de ce troisième film n’est autre que l’atomique Megan Fox, évincée pour avoir contrarié Michael Bay à plusieurs reprises, elle a appris à ses dépens que « You don’t fuck with Michael Bay ». Jamais à cours d’arguments et de bonnes idées, le réalisateur a tout de suite réagi en la remplaçant par la non moins
atomique Rosie Huntington-Whiteley a.k.a Madame Jason Statham à la ville. Donc, que les fans se rassurent, le quota de glamour sera toujours bien présent à l’écran.
Le dernier trailer en date, nous promet un épisode plus sombre, plus dark, presque plus désespéré, qui tranche avec le grand soleil des deux premiers films. Pas de traces d’humour non plus ni de ce petit côté eighties qui faisait tout le charme de Transformers premier du nom. Michael Bay et son crew ont resserré les rangs en vue de gommer les quelques tares du précédent épisode. L’autre mauvaise nouvelle qui entache ce projet, après la défection de Megan Fox, c’est la diffusion du film en 3D. Si même Michael Bay cède à cette mode inutile, on se demande bien qui sera encore capable de résister. Bay, autrefois réfractaire à la technique s’est laissé convaincre par James Cameron…Espérons que certains diffuseurs passeront le film en 2D et en 3D afin de ne léser personne. Le film sortira dans toutes les salles européennes le 29 juin prochain.
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Commentaires
Superbe Dossier, je vous souhaite une bonne continuation.
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Du Bay en 3D ? ça doit sacrément filer la migraine...