Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Molly et ses fantômes
Par Dante
Le film de fantômes doit sans doute être le genre le plus prolixe dans le monde du film d’horreur. Si quelques perles sortent du lot de temps à autre (Inside est la dernière en date et entretient d’ailleurs quelques liens avec Molly), il faut admettre qu’une grande partie de la production est peuplée de films de piètre qualité, à l’intérêt tout relatif qui répète des schémas ultra-usités pour le plus grand ennui du spectateur (comme l’illustre le récent The unborn de David S. Goyer, juste pour l’exemple).
Alors autant dire que ce Cauchemar de Molly Hartley (comme l’ont prénommé nos amis québécois) n’a rien d’une perle. Note catastrophique sur IMDB, réputation pas forcément reluisante, première réalisation d’un obscur technicien (Mickey Liddell, habituellement confiné à la production, notamment du The collector de Marcus Dunstan), casting composé d’une belle brochette de jeunes acteurs et actrices à la recherche d’un peu de reconnaissance, excepté le sous-exploité Jake Weber (The cell, la série Médium), ce Haunting of Molly Hartley possède toutes les qualités
de l’énième DTV sans intérêt qui peuple les rayons des invendus de vidéothèques en déclin.
Pour rester original, le film raconte l’histoire de Molly Hartley, joli petit bout de femme qui est traumatisée par sa mère devenue folle et est désormais hospitalisée. Pour se remettre de ses émotions, elle change de vie et de collège et rencontre un tas de nouveaux amis. Mais les choses dégénèrent quand elle commence à se rendre compte que la crise de folie de sa mère pourrait avoir été influencée par des forces extérieures et que ses nouveaux amis sont très portés sur le catholicisme fanatique.
On peut donc lire en filigrane quelques pistes intéressantes, notamment la force de la communauté religieuse dans les petites villes américaines, comme l’avait si brillamment illustré le récent DTV Inside (ndlr : t’es pire qu’un fétichiste, Dante !). Mais malheureusement, le métrage semble complètement reléguer tout argument original au profit d’une multitude d’apparitions de fantômes énigmatiques, prompts à faciliter le sursaut du spectateur lobotomisé par l’absence de scénar’. Navrant mais tellement banal dans le royaume des DTV que ce Molly Hartley disparaîtra rapidement de la mémoire des amateurs de genre pour hanter à son tour les solderies de DVD. Un triste destin...
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