Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
La “muy caliente” Paz de la Huerta naît le 4 septembre 1984 à New York, sous le nom de María de la Paz Elizabeth Sofía Adriana de la Huerta (à vos souhaits !), d’un père latino et d’une mère américaine, mélange des gènes qui offrira à la face du monde la bombe (an)atomique que l’on sait. La traduction (littérale) de son prénom signifie “la paix du verger” (ou du jardin fruitier). Plutôt bien trouvé quand on envisage l’état extatique et la paix intérieure provoqués sur la gent masculine par la vision de ses courbes délicieuses…
Un tempérament de feu, allié à une éducation libertaire, qui voit la belle s’adonner aux plaisirs de l’acting dès l’âge de 4 ans et suivre une formation au réputé SoHo Children’s Acting Studio. Plus tard, elle fut inscrite à la Saint Ann’s School, où elle rencontra le styliste (fashion designer) Zac Posen, dont elle devint rapidement l’hégérie. Une tendance à l’éclectisme qui, en sus de son activité principale de mannequin star, fait d’elle une artiste complète (actrice, designer, écrivaine, …).
A l’écran, on la découvre dès l’âge de 14 ans dans la comédie romantique L’objet de mon affection (Nicolas Hytner, 1998), pour la retrouver un an plus tard dans L’œuvre de Dieu, la part du diable (Lasse Hallström, 1999) et au début des années 2000 dans des séries telles New York - Police judiciaire (Law & Order) ou The Practice, chères au public américain.
S’en suit une série d’apparitions, qui parfont sa maîtrise dramatique mais n’attirent pas vraiment les regards des professionnels du métier : Chelsea Walls (2001), deuxième réalisation de l’acteur Ethan Hawke (après le court Straight to One), le très “cul-cul” Ecarts de conduite (Penny Marshall, 2001), Le temps d’un automne (Adam Shankman, 2002), Bringing Rain (Noah Buschel, 2003), Steal Me (Melissa Painter, 2005), s’attachant à décrire les atermoiements d’un jeune kleptomane, le “drug drama” 5up 2down (Steven Kessler, 2006), le gentiment “gorasse” The Tripper (2006) de David Arquette, le thriller horrifique Anamorph (2007), l’indie sci-fi de Light and the Sufferer (2007) ou le drame (musical) The Guitar (2008).
Après un rôle remarqué dans l’anthologie porno “féministe” X Femmes (2008), sa rencontre avec deux grands auteurs respectés donnera à sa carrière le coup d’accélérateur escompté : Jim Jarmusch (The Limits of Control, 2009) et l’insaisissable Gaspar Noé (le “film-trip” Enter the Void, 2009, d’une modernité fulgurante). Des expériences qui lui ouvrent tout droit les portes de l’opulente série Boardwalk Empire, chapeautée par Martin Scorsese, Terence Winter (comptant déjà à son tableau de chasse Les Soprano, chef-d’œuvre de David Chase) et la chaîne HBO.
On retrouvera bientôt la sublime Paz dans le très attendu Inferno : A Linda Lovelace Story de Matthew Wilder, biopic de la porno star Linda Lovelace, propulsée par le succès de Deep Throat (Gorge profonde, Gerard Damiano, 1972), où l’actrice cotoiera Malin Akerman (Watchmen) - dans le rôle-titre, Matt Dillon et l’affolante Sasha Grey (ne faites pas comme si vous ne la connaissez pas !), mais aussi dans le drame Amsterdam et le thriller horrifique Nurse 3-D.
Si par hasard vous passez dans le quartier new yorkais de Tribeca, où elle réside toujours en famille, parlez-lui de punk rock ; ça devrait le faire !






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