Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Uschi Digard naquit le 14 août 1948 dans la petite ville de Saltsjö-Duvnäs (Suède) et fut rapidement inscrite dans un pensionnat de nonnes, supposément les meilleurs établissements du pays, où elle se découvrit une passion ardente pour la lecture, dévorant très vite la totalité des bouquins de la bibliothèque locale. Ses seins se développèrent à un très jeune âge, la voyant obligée de les camoufler, compressés dans de stricts uniformes scolaires. Pour finalement laisser s’épanouir ces “huge melons”, poitrine opulente défiant les lois de la gravité, elle décide, après des études de langues, d’accepter ce don de la nature et d’exposer ses atouts.
Après avoir tenu le haut de l’affiche dans une poignée de films érotiques suédois, elle s’exile aux Etats-Unis en 1966, apparaissant dans de nombreux “sexploitation movies” et magazines pornographiques. Elle dévoile tout d’abord ses charmes dans des péloches variées, telles The Scavengers, Les aventures amoureuses de Robin des Bois, The Madam, The Only House in Town d’Ed Wood, ou Dirty Pool, avant de céder aux sirènes du porno dès les années 70, tournant avec des pointures du genre : John Holmes, Serena, Raven De La Croix, Kitten Natividad & Candy Samples (qui feront toutes deux le sel de films du grand Russ Meyer). Une nouvelle carrière fulgurante s’ouvre à elle, qui la verra s’adonner au hardcore jusqu’en 1989 et dont voici quelques titres épars : I Want You !, Les dévoreuses de sexe (The Politicians), The Godson, Casting Call, A Touch of Sweden, Wild Honey, Hot Skin, Fantasm Comes Again, Girls on Girls, 40 Plus : The Video, …
Mais l’affolante Uschi Digard deviendra surtout célèbre pour ses apparitions dans les chefs-d’œuvre de son pygmalion Russ Meyer, les formes généreuses de la belle suédoise ne le laissant il est vrai pas insensible : Cherry, Harry & Raquel ! (1970), Supervixens (1975) et Ultra Vixens (1979). Les plus attentifs auront aussi remarqué Uschi dans les fleurons de la nazisploitation Ilsa, la louve des SS et Ilsa, gardienne du harem (tous deux de Don Edmonds, 1975 & 76), auxquels on peut ajouter l’étonnant The Black Gestapo (Lee Frost, 1975). On se souvient pareillement avec émotion de son rôle dans l’hilarant Hamburger film sandwich de John Landis (1977), pour une scène de douche d’anthologie !




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