Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Suite à un accident de voiture, une petite fille est transportée à l’hôpital où travaille le Dr Park. Des fantômes commencent à hanter les nuits de la victime…
Par Beatroce
Depuis quelques années, la Corée est devenue un lieu béni du cinéma de genre asiatique grâce à la prolifération d’œuvres émanant de réalisateurs parfois trop rapidement estampillés maestros de l’horreur. Chaque nouvelle production bénéficie d’une solide réputation laissant présager une résurrection du cinéma horrifique coréen, réputation généralement
contrebalancée par l’indigence qualitative de l’œuvre. A l’instar du récent The black house, Epitaph voit tous ses artifices de terreur gâchés par une narration trop alambiquée.
En 1942, la Corée est sous occupation japonaise. Le docteur Park, interne dans un hôpital, va bientôt épouser une femme qu’il n’a encore jamais eu la chance de voir (ça sent l’arnaque ce genre de plan). Un jour, alors qu’il est de garde dans une morgue, le jeune homme recueille le corps d’une jeune femme dont il tombe éperdument amoureux. Au même moment, une gamine, Asako de son prénom, se voit internée suite à un accident de voiture dans lequel ses parents ont péri. L’orpheline rescapée est confrontée à des visions morbides et à des apparitions fantomatiques. Alertés de ces événements étranges, un couple d’internes revient dans l’hôpital où se produisent des massacres en série…
Trois segments différents s’articulent maladroitement autour d’un lieu central (l’hôpital), preuve d’une intrigue davantage théâtrale que cinématographique. Reprenant la tradition sans cesse renouvelée du film à sketchs, Epitaph endosse une narration labyrinthique dénuée du
moindre squelette qui fait se succéder louvoiements et twists en tout genre au mépris de la compréhension. Raccords hasardeux et entrelacements d’intrigues incohérents entachent clairement cette œuvre pompeuse à défaut d’être originale.
Malgré la qualité visuelle de l’ensemble portée par une photographie ravissante, Epitaph revêt a contrario certains défauts volontiers imputables aux films low-budget. Techniquement assujetti aux préceptes théâtraux d’un classicisme antédiluvien, le métrage ne se borne finalement qu’à enchaîner des saynètes peu terrifiantes sans grand intérêt pour déboucher sur un dénouement certes visuellement sidérant mais résumant à lui seul la fatuité de l’entreprise.
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