Critique de film

Jack Brooks: Monster Slayer

"Jack Brooks: Monster Slayer"
affiche du film

Depuis que sa famille a été massacrée par une étrange créature, Jack Brooks vit dans un perpétuel état de rage. Devenu plombier dans une petite ville, il tente tant bien que mal de reprendre le dessus. Pour l’aider, sa petite amie l’a encouragé à prendre des cours du soir auprès de professeur Crowley. Mais suite à des problèmes de plomberie, ce dernier se transforme peu à peu en monstre hideux et commence à manger ses propres élèves. Jack Brooks comprend alors quelle est sa vraie vocation : éliminer les monstres pour sauver les innocents.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Jack Brooks Monster slayer - Un nouveau héros est né !
Par : Samuel Tubez

Malgré sa bonne humeur omniprésente et son attachement aux bandes horrifiques des eighties, Jack Brooks Monster Slayer fut une petite déception. Légère désillusion cependant car le film demeure éminemment sympathique en offrant un bon point de départ aux aventures d’un nouveau chasseur de monstres : Jack Brooks, le plombier qu’il ne faut pas faire chier !

Autant vous prévenir tout de suite : presque l’intégralité du film est dans ce résumé. Les ¾ du métrage nous présente Jack Brooks, un personnage ma foi très drôle et attachant mais perturbé depuis l’enfance par une attaque monstrueuse qui a donc dévoré ses parents. On nous présente alors son entourage ainsi qu’un cadre très « Buffy contre les vampires » et ensuite, survient lentement l’élément fantastique au travers du personnage du professeur Crowley (interprété par Robert Englund). La présence de l’acteur est d’ailleurs indispensable à toute cette partie car celui-ci en fait des tonnes jusqu’à sa transformation finale en énorme gloumoute proche d’un Jabba the Hut. On a donc droit à un « Robert Englund show » qui ravira tous les fans du comédien. Ensuite, on arrive déjà au final où ça se bataille enfin contre du bon vieux monstre en latex. Mais à peine on a le temps de se réjouir que le générique final est déjà entamé. Quoi, Jack Brooks c’est déjà fini ?! Ben oui, la suite au prochain numéro !

On reste sur sa faim mais on sera tout de même curieux de voir la suite de ses aventures qui comprendront sans nul doute plus d’action, de monstres et de gore.

En attendant, Jack Brooks Monster Slayer fonctionne comme un bon point de départ, nous présente un personnage qui a du potentiel et propose de bons vieux effets caoutchouteux comme on en voit de moins en moins. Il s’agit donc d’un film très agréable à regarder (et merci bien Robert Englund !) dont on attend surtout de voir la (les) suite(s).


Critique de Jack Brooks : Monster slayer - SOS plomberie
Par : Damien Taymans

Traumatisé dans sa prime enfance par l’assassinat de ses parents et de sa soeur causé par un mutant, un soir de camping, Jack Brooks a depuis développé une tendance à l’hyper-violence. Incapable de maitriser sa fureur, il moleste, brutalise et détruit à tout-va, ce qui l’amène à consulter un psychiatre apparemment impuissant face aux crises du jeune homme. Jack semble désespérément d’être normal : il vagabonde toute la journée dans son attirail de parfait petit plombier et va même jusqu’à suivre des cours du soir de sciences en compagnie de sa petite amie Eve. Une nuit, alors qu’il tente de rafistoler la tuyauterie rouillée du professeur Crowley, il libère un vieux démon enfermé depuis des années dans une malle. Attiré par la puissance du monstre, le professeur déterre la malle et se voit possédé par l’esprit maléfique...

Brookstreet pictures, petite boîte de production canadienne indépendante, est née de l’initiative de trois hommes, Patrick White, Trevor Matthew et Jon Knautz. Autant d’amoureux du cinéma qui nourrissent le désir de créer un long métrage après avoir monté cinq courts dont le dernier, Still Life, a été projeté à Toronto et Slamdance. Fans des genres horrifique et fantastique, ils se lancent dans la production de Jack Brooks dont ils confient l’écriture à John Ainslie avant de le rejoindre et de travailler avec lui sur le script. Une quinzaine de versions plus tard, le scénario est sensiblement celui porté à l’écran : un anti-héros charismatique, un monstre protéiforme, une malédiction séculaire, des tonnes de situations burlesques et un décalage volontaire tout au long du développement.

C’est que, las de la tendance torture-porn qui gangrène le cinéma d’horreur, les compères ont exhumé la tendance terrifico-rigolarde de leurs aînés. Au placard l’exhibitionnisme anatomique, Knautz et ses sbires adoptent le bon vieux monstre en caoutchoucs et prothèses dont la mutation évolue au fil de l’oeuvre. Pour camper la créature, un autre "monstre" du bis vient leur prêter main forte : Robert Englund qui désire justement diversifier sa filmographie en élargissant son registre à celui de la comédie. Cabotinant à outrance, Englund incarne littéralement ce savant-fou (qui accessoirement gerbe sur le tableau et dévore ses élèves) qui constitue la pierre angulaire du potentiel burlesque de l’oeuvre. A ses côtés, le rôle-titre est interprété par Trevor Matthews, l’un des trois hommes à l’initiative de la pellicule, convaincant dans la peau de ce post-ado névrosé et colérique. Conçu à la manière d’un Indiana Jones (la référence est d’autant plus flagrante vers la fin du film), Jack brooks : Monster slayer accompagne invariablement le personnage principal dans chacune de ses mésaventures.

En résulte une péloche complètement décomplexée qui n’a d’autre prétention que celle de distraire le spectateur et de le replonger, une heure et demi durant, dans l’ambiance gaillarde et enjouée de l’horreur 80’s.


Critique de Jack Brooks : Monster slayer - I used to be a plumber
Par : Metzgerin

La simple affiche de Jack Brooks – The Monster Slayer avait suffi à ameuter les aficionados de ciné bis. J’ai dû vérifier plusieurs fois la page IMDB du film pour m’assurer que non, l’énergumène arborant ses pectoraux sous la chemise déchirée n’était pas Gérard Butler (300), car, avouons-le, il a quand même un sacré air de Léonidas prêt à démolir du Perse. Et quand nos références geeks ne nous renvoient pas vers Indiana Jones, on retrouve en ce plombier fraichement reconverti toute la fierté badass de ce cher Ash version Army of Darkness. Cerise sur le gâteau, pompon ultime qui fait monter la larme à l’œil : la présence de Robert Englund. Il n’en fallait pas plus pour émoustiller les esprits et propager la bonne nouvelle. Vous imaginez bien mon enthousiasme à l’idée de visionner une telle bobine… Et malheureusement, une de mes angoisses principales au sujet du film s’avéra exacte : il ne suffit pas toujours d’une jolie jaquette pour pondre un film de pure qualité !

La bobine de Jon Knautz débute avec un bref flash-back, présentant Jack (Trevor Matthews) lors d’un week-end en famille, où il verra, impuissants, ses parents et sa jeune sœur dévorés par une créature assoiffée de chair fraîche. Les événements ne manquèrent pas de le martyriser, le rendant particulièrement agressif et violent. Pas facile de contenir ses pauvres petits nerfs après une telle épreuve… Et ça continue avec ses difficultés chez le psy, sa copine un peu trop blonde, et l’allumeuse de service de son cours du soir… Rien de bien folichon, surtout quand ça dure une, quinze, vingt, trente, puis quarante-cinq longues minutes, durant lesquelles le spectateur attend la venue des fameux monstres que Jack Brooks est censé dégommer, affiche et tagline à l’appui !

Heureusement, à côté de ce pathétique drame social, il y a le grand, l’immense, le génialissime Robert Englund qui remonte le niveau. Alors qu’on s’attendrait à un simple caméo, pappy Englund nous offre un second rôle jouissif, celui… d’un professeur de chimie ! Ca donnerait presque envie de retourner sur les bancs du lycée, tellement son personnage semble sympathique, avec son petit sourire compatissant. Malheureusement, il se fait avoir par un parasite à la Horribilis, qui prend progressivement possession de lui et le transforme en une bestiole immonde, qui chope avec ses tentacules les pauvres étudiants qui trainaient lors des cours du soir. C’est du high level, tout droit tiré des eighties, le genre de monstre qui en fera sourire plus d’un. On en vient à se demander si c’est le manque d’ambition ou la faiblesse du budget qui peuvent expliquer le nombre si réduit de créatures dans le film…

Et c’est là que se réveille Jack Brooks : il sort les tuyaux et part venger sa famille. C’est chouette, mais c’est un peu trop tard, il faut que ça devienne un peu technique pour qu’il parte à l’attaque, et pendant ce temps, le spectateur a soit changé de film, soit s’est orienté vers la sieste… Et c’est particulièrement dommage, car l’énergie de Jon Knautz est plus que palpable. L’envie de vendre du rêve à l’amateur de cinoche d’horreur est présente, le duo Englund/Matthews se donne du mal pour remonter le niveau et émoustiller le spectateur. Mais Jack Brooks manque cruellement de ce petit plus qui donne de l’accroche à un film, sans compter l’absence totale et inacceptable de monstres ! Non pas que je sois une grande insatiable en matière de gore et de bestioles bizarres, mais quand on me vend une bobine avec les mots « monster slayer » dans le titre, et bien je m’attends à une jolie boucherie. Dommage que Jack Brooks – Monster Slayer se contente de filmer uniquement son plombier fétiche, et pas les monstres qu’il est censé zigouiller…

Jack Brooks – Monster Slayer n’est malheureusement pas la tuerie attendue, et souffre d’un gros manque de rythme, malgré les efforts mis en œuvre par Jon Knautz pour offrir une bobine à la Horribilis. Robert Englund demeure cependant le gros point positif du film, dans un rôle hilarant et mémorable.


Commentaires sur le film

jack is back en France
5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

bonjour

les editions emylia ont le plaisir de vous annoncer la sortie en edition collector de jack brooks en septembre 2010 dvd et blu ray

www.emylia.fr

20 mars 2010 à 13:03 | Par les editions emylia
jack is back en France
5 etoiles

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20 mars 2010 à 13:03 | Par les editions emylia
nanar
0 etoiles

daube Daube !

a sa place chez nanarland !

17 octobre 2010 à 11:10

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