Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Ecartelé entre son identité secrète de Spider-Man et sa vie d'étudiant, Peter Parker n'a pas réussi à garder celle qu'il aime, Mary Jane, qui est aujourd'hui comédienne et fréquente quelqu'un d'autre. Guidé par son seul sens du devoir, Peter vit désormais chacun de ses pouvoirs à la fois comme un don et comme une malédiction. Par ailleurs, l'amitié entre Peter et Harry Osborn est elle aussi menacée. Harry rêve plus que jamais de se venger de Spider-Man, qu'il juge responsable de la mort de son père. La vie de Peter se complique encore lorsque surgit un nouvel ennemi : le redoutable Dr Otto Octavius. Cerné par les choix et les épreuves qui engagent aussi bien sa vie intime que l'avenir du monde, Peter doit affronter son destin et faire appel à tous ses pouvoirs afin de se battre sur tous les fronts...
Dans le lot des adaptations Marvel au cinéma, il y a deux genres : les réussites et les grosses daubes. Parmi ces dernières, on peut nommer Elektra, Ghost Rider et Les Quatre Fantastiques et le Surfer d’Argent (entre autres). Et pour l’autre camp, règne en maître sur les X-Men de Synger, la trilogie de L’Homme-Araignée par Sam Raimi, et particulièrement ce second volet, qui a tous les atouts pour être considéré comme un chef-d’oeuvre.
Nous retrouvons donc notre looser préféré Peter Parker (toujours formidablement interprété par Tobey Maguire) qui, après avoir découvert le passage à la maturité dans un très bon premier opus, va faire face à un ennemi commun de tous les mortels : la confiance. Une confiance toujours trahie dans le film, que ce soit dans le couple impossible Peter/Mary-Jane Watson, ou dans ses relations amicales, ou surtout dans son for intérieur. Une période difficile pimentée par l’apparition d’un nouveau super-vilain, le Docteur Octopus, scientifique de génie devenu incontrôlable qui ne rêve que de se venger de celui qui a fait "échouer" son expérience et l’a ruiné. Un personnage intéressant, parfaitement incarné par le génial Alfred Molina, et qui semblerait avoir une trop grande confiance en lui, d’ailleurs.

Sam Raimi a su prouver, tout comme Tim Burton avant lui, qu’un film de super-héros pouvait facilement allier psychologie et spectaculaire, réalité corroborée par le fait que le métrage tourne plutôt autour de l’anodin Parker au lieu du héros Spidey. Et spectaculaire, car l’équipe d’effets spéciaux de John Dykstra a tout simplement fait un travail fabuleux, et contribué à la réussite de cette alliance avec la mise en scène déjantée et originale de Sam (il n’y a qu’à voir la stupéfiante scène de l’hôpital, celle du métro, ou encore cette courte scène où Spider-man se balade en ville, en fait vue à travers un carreau des lunettes du Doc Ock. Court, mais jouissif.)
Bref, Spider-Man 2 s’impose comme l’une des meilleures références du genre, un pur produit fantastique, à la fois jouissif et émouvant comme on aimerait en voir plus souvent en ce moment. Pourtant 4 ans, c’est pas si vieux !
Suite des aventures du type qui n’arrête pas de tisser. Cette fois, Spidey se tâte, jette l’éponge, avoue ses actes, remet le costume moulant, affronte le Doc Ock et montre même sa véritable trombine. Intenables, ces super héros !
Entre la vie de super héros et la vie estudiantine, le cœur de Peter Parker balance. Surtout que son identité masquée l’a irrémédiablement écarté de celle qu’il aime, Mary Jane, partie jouer les comédiennes en ville et maintenant sur le point de se marier à un autre homme. Par ailleurs, son amitié avec Harry Osborn, qui maudit Spider-Man depuis la mort de
son père, est de plus en plus menacée. Bref, rien ne va plus pour Peter qui se remet en question et jette même le costume de l’araignée aux poubelles. Mais c’est sans compter sur un nouvel ennemi faisant son apparition : le dangereux Dr Otto Octavius, un scientifique qui est malheureusement passé sous l’emprise de sa propre création.
Spider-Man 2 est un peu ce qu’Evil Dead 2 était à Evil Dead, c’est-à-dire une espèce de suite/remake. Suite car on assiste évidemment et logiquement à l’évolution des différents personnages et remake car le réalisateur s’amuse à reprendre certains éléments et scènes du premier film qu’il modifie quelque peu (dialogues entre MJ et Peter, entre tante May et Peter, le building en feu, la naissance du méchant,…). Après un générique du plus bel effet nous rappelant les moments clés du film précédent, on retrouve donc Peter qui tente ici de concilier vie normale et combat contre le crime. Et le moindre que l’on puisse dire, c’est que l’acceptation définitive ne se fera pas sans souffrance. Ce qui est génial ici, c’est toute cette remise en question radicale tenant, une fois de plus, du jamais vu dans un film de super héros. Mais l’ami Parker ne restera pas longtemps Peter et après maintes réflexions, il enfile à nouveau le costume de Spider-Man pour enfin assumer pleinement sa double identité. Une superbe renaissance, en quelque sorte.
Comme précédemment, on a toujours la présence d’une grande menace incarnée ici par le Dr Octopus, un bad guy qui n’a plus rien à perdre et qui veut à tout prix achever ses expérimentations, aussi dangereuses soient-elles. Ici, rien à redire sur le look du Doc qui fait cette fois l’unanimité et qui est en plus impeccablement interprété par Alfred Molina (La Mutante, Frida). Mais ce personnage, malgré la menace importante qu’il incarne, n’est pas le véritable ennemi de cet épisode. Son adversaire est en réalité Harry Osborn, qui charge le docteur de capturer l’araignée afin d’obtenir sa vengeance (vous savez, la mort de son père, tout ça…). La surprise sera de taille lorsqu’il découvrira qui se cache derrière le masque ! Entre Harry et Peter, plus rien ne sera comme
avant. La véritable identité du tisseur met en péril son amitié envers son meilleur pote mais par contre, elle favorise au final sa liaison avec MJ qui, à la fin du film, lui tombe littéralement dans les bras. Bref, c’est pas parce que Spider-Man 2 est une suite de blockbuster bourrée de thunes que le contenu se résume à une suite de scènes d’action remplies d’effets spéciaux (au demeurant fabuleuses). Loin de là. L’équilibre parfait est toujours obtenu et ce, même lorsqu’une bonne dose d’humour et de folie est injectée dans le métrage (je jubile toujours autant lors de la scène du réveil du Doc Ock !). Si on a aimé le premier, il n’y a aucune raison de ne pas apprécier celui-ci. Merci infiniment, Mr Raimi ! Vous êtes trop bon !
Réaliser un immense film de super héros était déjà quelque chose de stupéfiant mais alors, réaliser une suite qui en est à la hauteur (voire meilleure sur certains aspects), ça tient carrément du miracle ! Sam Raimi n’est pas un génie, c’est un Dieu !
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