Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Dans une région semi-désertique des Etats-Unis, par une belle journée d'été, d'étranges insectes incandescents surgissent d'une crevasse, ouverte par un violent tremblement de terre. Des bestioles qui ont la particularité d'embraser tout ce qu'elles touchent. C'est ainsi qu'un fermier et son fils périssent carbonisés dans leur camionnette. Un biologiste, James Parmiter, s'intéresse bientôt de près à ces insectes de feu. Après la mort de sa femme, brûlée vive, il tente de les accoupler avec d'ordinaires cafards...
Un terrible tremblement de terre occasionne des failles importantes non loin d’une petite ville de Californie. Sortant de celles-ci, d’étranges insectes venus du fond des âges sèment le chaos et la mort. Un scientifique, le professeur James Parmiter, étudie le spécimen et se rend compte que l’insecte est capable de provoquer des incendies grâce à des électrodes placés sous le ventre. Devenu fou suite à la mort de son épouse, le savant se lance alors dans des expériences qui vont le conduire à l’apparition d’une nouvelle espèce carnivore, intelligente, redoutable et plus meurtrière encore…
Carrière atypique que celle de Jeannot Szwarc avec des films à son actif aussi différents que Jaws 2 (1978), Enigma (1983), Santa Claus (1985), la Vengeance d’une Blonde (1994) et de nombreux épisodes pour les Têtes Brûlées, Kojak, Twilight Zone (1986) etc. Pour tous les genres et pour tout public donc que cette carrière de réalisateur hors norme qui prend un virage à 180 degrés avec ce Bug (1975), film d’horreur récompensé au festival de Sitges pour ses effets spéciaux en 1976.
D’un classicisme revendiqué, Bug ne se démarque en rien de ces Animals Attacks des années 70’ dont la trame narrative était souvent similaire allant du navet indigeste au bijou confirmé. Insectes de feu (puisque c’est le titre ridicule en français) n’est aucun des deux mais soulève néanmoins beaucoup d’intérêt grâce à une approche scientifique plausible (enfin pour une partie du scénario hein) et rigoureuse ainsi que des effets spéciaux remarquables et très réalistes. Les attaques de bébêtes sont, quant à elles, moins réussies et moins crédibles où l’on voit ces gros cafards agrippés à une oreille ou à un œil, défigurant leurs victimes sans que celles-ci fassent quoi que ce soit pour s’en débarrasser si ce n’est tourner sur elles-mêmes comme des toupilles et crier à tout va comme des idiotes. Nous applaudirons donc des deux mains cet écrémage de scream queens agaçantes et moins sexy que les blondes oxygénées (dans tous les sens du terme) de cette époque.
Mais les bestioles sont bien dressées et la mise en scène suffisamment efficace pour rendre ces grosses blattes d’apparence pataude menaçantes et redoutables. On regrettera néanmoins qu’il n’y ait pas plus de gore malgré une musique « Fulcienne » ensorcelante qui déjà nous faisait saliver comme un ancien réflexe pavlovien.
Insectes de feu ne révolutionne donc pas le genre mais repose sur un scénario suffisamment solide et crédible que pour « rentrer » dans ce film, affronter ainsi des saloperies de dictyoptères capables de nous réciter du Baudelaire tout en nous grignotant les roustons et brûler notre maison. Pas de bol ! A voir également pour l’excellente performance de Bradford Dillman (Piranha, 1978) décidément abonné au genre…
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