Critique de film

Justicier dans la ville (Un)

"Death Wish"
affiche du film

Dans leur appartement, la femme et la fille d'un homme d'affaires sont violées, frappées et torturées par deux voyous. L'une meurt et l'autre est traumatisée par le cauchemar qu'elle vient de vivre. Le mari se transforme en justicier et, toutes les nuits, parcourt les rues de la ville afin de retrouver les coupables...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Un justicier dans la ville - Western urbain
Par : Gore Sliclez

Paul Kirsey (Charles Bronson), architecte new-yorkais ayant autrefois combattu en Corée, apprend le décès de son épouse et le viol de sa fille toutes deux agressées dans leur appartement. Abattu et confronté à l’impuissance, celui-ci se réfugie dans le travail. En visite dans l’Arizona pour un client il se laisse séduire par le radicalisme ambiant et le port d’arme ostentatoire d’une population qui promeut au quotidien le droit à l’autodéfense. Transformé mentalement et de retour à New York, Kirsey décide de passer à l’ultime étape : la vengeance…

Habitué jusque là aux comédies et aux drames, Michael Winner aborde un virage à 180 degrés début des années 70 avec des films plus musclés comme The Stone Killer (1973) et ce Death Wish en 1974. Un film qui s’inscrit alors dans la lignée d’autres œuvres "vigilante" très dérangeantes des seventies comme La Dernière maison sur la gauche (1972), Orange Mécanique (1971), Black Christmas (1974) ou encore Deliverance (1972) qui confrontaient le spectateur de l’époque à la crudité des faits divers de façon réaliste et humiliante. Un cinéma trash, voire un sous-genre, qui se voulait le reflet d’une société de plus en plus en proie à l’ultra violence, qu’elle soit urbaine ou rurale, et comme une réponse radicale à cette image d’innocence accolée à une libération des mœurs soixante-huitarde souvent mal interprétée et mal ressentie par une certaine Amérique virile et plus conservatrice.

Pour surmonter la douleur et l’impuissance, la victime d’alors organise une vengeance implacable et souvent cruelle vis-à-vis de ses bourreaux quand elle ne prend tout simplement pas l’allure d’un justicier bien décidé à défendre sa peau (et celle de la veuve et de l’orphelin) qu’il soit hors-la-loi (Death Wish) ou assermenté (Inspecteur Harry).

Paul Kirsey, lui a choisi sa voie et devient donc ce nouveau justicier qui s’arroge le droit d’agir et de tuer comme à la bonne époque du Far West et de sa Ruée vers l’or. Un passage à l’acte qui est également sujet à une des plus vieilles controverses du cinéma de genre et qui divise encore et toujours sur la question du vigilantisme.

Logiquement, si on part du principe que pour le cinéma de genre, le but est de justement tout aborder sans restriction, il est clair que ce type de films a sa place parmi les autres. Un homme, effondré par la perte de sa femme et le viol de sa propre fille décide de passer à l’acte et de se venger. Une histoire qui, si elle prête à discussion, est crédible, terriblement commune et donc exploitable à l’écran comme n’importe quelle autre histoire tragique ou non. C’est la justification de l’acte et sa « normalisation » dans les faits qui seraient dangereuses et inconcevables. Grave erreur que Joël Schumacher commit cependant en 1996, transgressant dans son film Le droit de tuer cette frontière de l’éthique en absolvant le vengeur de son crime d’autojustice et justifiant ainsi la loi du Talion.

Quant à l’œuvre en elle-même elle ne sort pas du lot. Un classicisme visuel sans faille et des interprétations peu convaincantes rendent le film parfois captivant à défaut d’être passionnant. Charles Bronson excelle certainement en hors-la-loi, l’arme à la main, mais fait inévitablement défaut quand il s’agit d’émouvoir et de partager sa douleur avec le spectateur. La scène choc d’ouverture avec le meurtre et le viol absolument répugnants et très marquants est au final la seule qui sorte du lot.

Un Justicier dans la ville, se définit depuis 1974 comme LA référence du sous-genre vigilante sans pour autant être une œuvre de grande qualité cinématographique. Un film contesté et contestable qui possède néanmoins le mérite d’ouvrir le débat. On regrettera cependant des suites de piètre qualité, fascisantes et désormais peu défendables…

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News

Pas de news associées à ce film actuellement

Database



Récentes critiques

affiche du film
Septième sceau (Le)
1957
affiche du film
Making-Off
2011
affiche du film
Sharktopus
2010
affiche du film
Death Bed: The Bed That Eats
1977
affiche du film
Poongsan
2011
affiche du film
Arrivo di Wang (L')
2011
affiche du film
Pig
2011
affiche du film
Julia X 3D
2011
affiche du film
Rites of Spring
2011
affiche du film
205 - Room of Fear
2011
Scream queen of the week
Sola Aoi
Caroline Munro
Jamie Chung
Briana Evigan
SCREAM QUEENS OF THE BIFFF - Le service presse
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Rebecca Hall
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Scarlett Alice Johnson
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Michelle Jenner
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Melissa George
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Kareena Kapoor
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Damien Marchal
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Ha Eun-Jung
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Carolina Bang
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Maggie Grace
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Eva Huang
SCREAM QUEEN OF THE BIFFF - Alice Eve
Lynn Collins
Kate Mara
Katy Marie Johnson
Paz de la Huerta
Rosalba Neri
Freida Pinto
Rosie Huntington-Whiteley
Uschi Digard
Megan Fox
Angelina Jolie
Carrie Ng
Ashlyn Gere
Hayden Panettiere
Courtney Hope
Sarah Michelle Gellar
Maud Myers
Elodie Bouleau
Rachel Zeskind
Sandrine Quynh
Marie Bos
Devanny Pinn
Erica Cerra
Alice Vial
Elina Madison
Dawn Olivieri
Rachael Robbins
Béatrice de La Boulaye
Ruby Larocca
Aurélie Godefroy
Mère Noël
Anna Naigeon
Clara Vallet
Karin Shibata
Brooke Lewis
Kaylee Williams
Melissa Mars
Jill Wagner
Brianna Brown
Vanessa Rosa
America Olivo
Cheri Christian
Rachel Grubb
Véronique Lechat
Julie Delaurenti
Deneen Melody
Jenny Spain
Anessa Ramsey
Krista Allen
Emilie Brunner
Alix Bénézech
Morgane Housset
Julia Voth
Sarah Virginia Brock
Raine Brown
Stéphanie Kern Siebering
Kimberly Magness
Emmanuelle Vaugier
Maud Galet-Lalande
Nicole Kruex
Michele Morrow
Melissa Bacelar
Emily Brownell
Kimberly Amato
Tiffany Shepis
Scarlet Salem
Bree Michaels
Elissa Dowling
Christa Campbell
Krista Grotte
Tracy Coogan
Nicola Fiore
Monique Dupree
Penny Drake
Bianca Barnett

Newsletter

Devenir membre du site

Vous inscrire

Entrez votre adresse email dans le champ ci-dessous. Vous recevrez à cette adresse un courrier de confirmation d’inscription et un lien. Ce lien vous permettra de sélectionner les listes de diffusion.

Vous pouvez également vous inscrire en tant qu’auteur.

Newsletter publique

Pour recevoir les dernières nouvelles du site, abonnez-vous à la newsletter !

Forum

Forum

Suivez-nous sur

twitter Twitter
facebook Facebook
myspace MySpace

Statistiques

Ce site compte actuellement :

  • 4325 films
  • 2805 critiques de film
  • 19 chroniqueurs
  • 6233 commentaires