Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Peter Pan a grandi ! Il est devenu Peter Banning, un brillant avocat d'affaires qui n'a plus aucun souvenir de son formidable passé. Mais le Capitaine Crochet, lui, n'a rien oublié. Il veut se venger une fois pour toutes de Peter Pan. Pour l'attirer à lui, il enlève ses deux enfants. Peter parviendra-t-il à les sauver ?
Tapi dans les fonds de tiroir de Spielberg depuis quelques années, Hook voit enfin le jour en 1991. Admirateur du mythe de Peter Pan, le réalisateur souhaitait depuis quelques temps adapter l’histoire au cinéma afin d’y apposer sa patte. Ce fut chose faite et pas exactement de la meilleure des manières.
Adaptation, suite ? La forme que prend Hook ou la revanche du capitaine Crochet est floue. Situation initiale temporellement déplacée, personnages
refaçonnés : le mythe a subi une relecture curieuse mais pour le moins originale. Pourtant, le postulat de Spielberg entre en conflit avec la fable bâtie par James Matthew Barrie puisque Peter Pan se nomme désormais Peter Banning, accuse quarante piges bien faites et est l’heureux géniteur de deux marmots. Non content d’avoir définitivement quitté l’enfance, Peter est devenu un adulte confirmé : avocat prestigieux sans arrêt pendu à son portable, le bougre en a oublié son enfance ainsi que la plus digne représentante de cet âge d’or : grand-mère Wendy.
Autant dire que la fable originelle s’est retrouvée bouleversée sous la plume de Jim V. Hart et via la caméra virevoltante (le mot est faible) de Spielby. Le métrage n’aborde d’ailleurs qu’en surface le mythe de Peter Pan, n’en reprenant que les personnages principaux ainsi que quelques éléments empruntés à l’œuvre (le crocodile-horloge). Hormis ces caractéristiques propres à la fable, le métrage s’en éloigne fortement pour décrire plus spécifiquement la rédemption de Banning qui redécouvre son passé en rejoignant Neverland. Dès lors, au lieu de s’aventurer sur la thèse psychanalytique qui faisait tout l’attrait de l’œuvre originelle, Hook ne
devient qu’une variation grossière au ton faussement moralisateur.
La fable pour adultes (rappelons le manque d’humanité du héros de Barrie, incapable du moindre sentiment et foutrement égocentrique) se transforme en film pour marmots qui verse dans le sentimentalisme fiévreux et la mièvrerie flagorneuse à l’égard d’une œuvre incomprise. Les piètres prestations de Julia Roberts (mauvais choix, n’est-il pas ?) et de Dustin Hoffman finissent de faire glisser ce métrage du syndrome de Peter Pan à la maladie pygmalienne.
Le seul moment de bravoure que l’on peut imputer à l’œuvre spielbergienne est la scène de la bataille hautement graphique entre les enfants et les pirates, portée par un score savoureux de John Williams. Ce qui est relativement peu pour un film de cet acabit (est-il besoin de rappeler les 70 millions de dollars de budget et le casting impressionnant ?).

Coup de coeur !Bande originale de film superbe. Avec le film Neverland, ou l’on retrouve Dustin Hoffman dans les deux films ! Nous sommes en face de deux merveilles. Dustin joue admirablement Crochet en ce qui concerne Hook. "En bonne et du forme" Les décors sont sublimes, Spielberg à mes yeux à du rendre homage à James Barrie. L’histoire de Peter Pan adulte montre une forme de pudeur par rapport à l’oeuvre de Barrie.
Bien sur on parlera de niaiserie comme le souligne Damien, mais le monde de l’enfance n’est t’il pas niait ? Et ce film reste un conte pour enfant avec ce clein d’oeil qui dit qu’il faut laisser grandir les enfants(scène de Peter Pan Adulte dans l’avion avec son fils)
Quant aux meilleurs scènes, car il y a en à plusieurs, sont à découvrir et couvre, il faut bien le dire plusieurs type de spectateurs avec un rare génie po

le film est sublime lol
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C’est l’oeuvre la plus originale que j’ai vue ! Déjà l’idée de base est géniale : faire vieillir Peter Pan et le replonger dans son monde imaginaire.... c’est ça qui m’épate : l’imagination ! Et en y pensant bien : tout ce qui nous tracasse ce n’est pas justement ce ’’temps qui passe ’’ et nous rapproche de la mort ? ... En bonne et due forme !