Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Pendant le règne des vikings, Kainan, un homme venant d'une autre planète, s'écrase sur Terre amenant avec et malgré lui un monstre appelé Moorwen. Dans un premier temps, Kainan comme le monstre cherchent à se venger des violences qu'ils ont subits. Puis, Kainan s'associe aux vikings pour détruire Moorwen, aidé par une de leurs armes anciennes.
Durs comme le roc, aussi épais qu’une statue rhodéenne, les Normands, ces tribus barbares qui envahirent nos contrées pour piller nos églises et violer nos épouses (ou plutôt celles de nos ancêtres), sont avant tout de redoutables guerriers qui manient la hache avec autant de dextérité que Maïté le hachoir. Bariolés de peintures de guerre, flanqués de barbes drues rousses, héritiers d’une éducation belliqueuse, les Vikings plongeraient dans l’effroi une armée de Troyens bodybuildés (à la Petersen). Pourtant, ils trouvent incontestablement leur maître dans le Moorwen, créature extraterrestre à l’inépuisable furie.
Transposition libre du Beowulf originel, Outlander subit une refonte prématurée qui le contraint à s’éloigner du matériau de base pour épouser une trame plus volage. Suite à l’annonce d’une nouvelle adaptation cinématographique du poème épique puisant sa source dans la légende, Howard McCain change ses plans et affuble chacun de ses personnages de patronymes divers afin d’ôter toute ambiguïté. Le métrage se voit donc rebaptisé dans la foulée du nom d’Outlander faisant référence à l’apostrophe récurrente proférée à l’encontre de l’étranger messianique censé délivrer les peuplades barbares de l’alien dévastateur. Kainan, au terme d’un voyage spatiotemporel à bord d’une capsule aéronautique, débarque en terre nordique en compagnie du Moorwen, monstre cameleonesque qui semble tout droit provenir de la proue d’un drakkar viking. Une créature hideuse qui se nourrit de vengeance à l’égard de la race humaine qui a éradiqué ses cousins sur une planète lointaine alors peuplée de ces prédateurs, situés au sommet de la pyramide alimentaire. Dans le costume fort seyant du rédempteur qui lutte contre sa némesis, Jim Caviezel, dont le physique contraste avec celui de ses contemporains aux atours plus abrupts, incarne une figure héroïque tantôt ferme tantôt légère. Mannequin en armure aux muscles saillants, Kainan lutte pour la survie de la veuve et de l’orphelin, s’enamoure de la fille du roi qu’il convoite en secret, prend sous son aile un oublié de Dieu et pactise avec l’ennemi afin de se racheter une conduite face à la faute originelle causée par sa faute. Doté d’une large cuirasse, le guerrier endosse la responsabilité complète de ses compatriotes apatrides et lutte contre d’inatteignables chimères en nourrissant le dessein de sauver l’humanité entière.
Bien-pensant à l’excès, le métrage de McCain peine considérablement à décoller, ne se cantonnant qu’en une succession de séquences tantôt profondément conventionnelles tantôt poussivement mélodramatiques. Avançant cahin-caha, l’intrigue se déroule à son aise, dévoilant dès
l’entame un argument boiteux qui contraste avec la force potentielle d’un pitch enjôleur (un alien qui terrasse les fils d’Eric le rouge, pas courant). Tant et si bien qu’Outlander accuse dès la première demi-heure un rythme monotone endolorissant par-là même les scènes d’action transformés en résidus bas de gamme des plus éclatants peplums stéroïdés. Sporadiques, les affrontements, réduits à l’état d’anecdotes, se voient encore diminués par une mise en scène "mastic" qui colmate tant bien que mal l’incapacité (financière ?) du cinéaste à transcender son action. Tout juste reste-t-il quelques idées intéressantes (la poursuite labyrinthique), jamais complètement exploitées, maigres apports d’une oeuvre paradoxalement dépourvue d’originalité.
Croisement étonnant entre les Predator et Le 13ème guerrier de McTiernan, Outlander livre, en apparence, une épopée intéressante qui fait se croiser, l’espace d’une œuvre, des guerriers sans peur et sans reproche et une monstruosité un brin vénère qui se repaît tranquillement de bouillie humaine. Sur écran, le constat est loin d’éblouir. L’argument se voit finalement totalement réduit à un jeu du chat et de la souris que le casting étonnant (Perlman, Huston et Hurt, rien que ça !) peine à combler.


Coup de coeur !On ne pourra nier une chose : le pari de confronter extraterrestres et normands était risqué et osé. Et l’on peut dire que Outlander s’en est bien sortit ! Certes on sent au bout d’un temps qu’il manque comme une révision. A quoi est due cette absence si regrettable ? Eh bien si ce film n’est pas sortit dans les salles françaises, si le concept si prometteur du film n’a pas été bien exploité, si certaines scènes prévues non pas été tournées, si d’autres ont été retirées montage, bref, si le film à été bâclé, c’est une bête histoire d’argent. Le réalisateur, pour des questions de délais et de fonds à été contraint d’avorter. On en garde malgré tout un bon souvenir, car nonobstant quelques failles (finitions de quelques armes et objets, le fait que notre extraterrestre soit si humain et qu’il est la langue norman
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