Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
La poupée Chucky n'est plus qu'un infâme bout de chiffon et de plastique tout juste bon à jeter aux ordures. Mais Lee Ray, tueur en série officiellement mort depuis une dizaine d'années, habite encore sa carcasse en charpie. La pulpeuse Tiffany, créature tout entière dévolue à son culte, rêve de le ramener à la vie. Et voila qu'elle parvient à le ranimer. Mais dès son retour à la vie, Chucky se fatigue vite de son apparence de jouet, car rien ne vaut, à ses yeux, un mètre quatre-vingts de chair et d'os, un physique avantageux où coule du sang chaud, celui du beau Jesse par exemple.
Par Dante
On croyait la poupée rousse définitivement enterrée. Après un troisième épisode calamiteux, plus personne n’attendait le retour du plus célèbre jouet du cinéma d’horreur. Mais les légendes ne meurent jamais. Sept ans après le précédent volume de Bender, un certain Ronny Yu, toujours accompagné de Mancini au scénar’ ressort la poupée de sa profonde léthargie.
Le projet s’annonce immédiatement alléchant, Ronny Yu, réalisateur qui tentera par la suite le sympa mais pas abouti Freddy vs Jason, tranche avec les tacherons qui l’ont précédé dans cette saga, reprenant les éléments les plus jouissifs de la franchise comme l’humour noirâtre de la
marionnette et ses insultes décapantes. Deuxième bonne nouvelle du film, Chucky (re)devient la véritable star du film (bien que cette vérité ne soit tout à fait valable), reléguant au second plan les humanoïdes du métrage. Exit Andy et consorts (l’aventure se déroule près de 15 ans après le précédent opus), au diable l’éternelle persécution du croque-mitaine à l’encontre de ce marmot devenu grand. Chucky is back pour le meilleur et pour le rire.
Dès les premières minutes, Ronny Yu nous montre l’étendue de sa cinéphilie par le biais de clins d’œil à toutes les grandes sagas de l’horreur (Jason, Freddy, Halloween) avec une ironie qui donne immédiatement son ton au film. On suit alors les sempiternelles aventures de la poupée, une nouvelle fois ressuscitée, qui se trouve confrontée à son ex-fiancée qu’il transformera également en reliquat caoutchouteux avant que l’ensemble ne se transforme en un road movie mouvementé. Tout un programme qui met la bave aux lèvres. Car Chucky abandonne son look de poupée pour enfant pour prendre le visage qu’on lui préfère, balafré et vraiment méchant. Ronny Yu sait ici l’utiliser pleinement, plus sadique et ironique que jamais, offrant un véritable Chucky show qui ravira tous les fans de la poupée. Malheureusement, une fois n’est pas coutume, les zones d’ombres sont nombreuses. Si Chucky prend la tête d’affiche au début du film, il se fait rapidement rattrapée par son pendant féminin, la quelque peu énervante Jennifer Tilly. Sa transformation en poupée entraîne d’inénarrables scènes de ménage, qui finissent finalement par tourner en rond, Yu ne changeant jamais de registre et se confinant volontiers dans son humour salace et ses allusions djeuns (le pétard, la scène de reproduction).

Mais la plus grosse erreur reste le traitement réservé au jeune couple de victimes. Alors que Ronny Yu s’employait à déconstruire les codes du slasher, il fonce droit dans le mur en nous servant l’histoire niaise à souhait d’un Roméo et Juliette à la campagne. Un sentimentalisme ambiant qui ruine peu à peu le spectacle grandguingolesque habituel des méfaits du rouchat en plastique. Si les quelques envolées gores et les blagues crasseuses viennent pimenter le tout, le scénario du film reste très inégal, tout comme son rythme. On attend donc désespérément le fun et la violence qu’on nous avait promis, rien n’y fait.
Un film qui ne tient pas ses promesses au final, ressuscitant une franchise prometteuse, s’élevant plus haut que ses modèles pour finalement tomber dans les mêmes pièges que ses aînés. Imitation égale limitation, et Yu fait considérablement les frais de ce principe réducteur.
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Coup de coeur !quand notre petite fiancée tue le couple d’escroc au motel, la premiere fois que je trouvais un meurtre beau et marrant a la fois.
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le film est mortel les meutres sont bien organiser et j’addore qand il on fait l’amour