Critique de film

Meurtres à la Saint Valentin

"My Bloody Valentine"
affiche du film

Dans un petit village de mineurs du côté de Nova Scotia, les habitants préparent une fête pour la Saint-Valentin et les vacances qui s'annoncent. Mais des meurtres effroyables ramènent à la surface un fait divers tragique qui choqua la communauté il y a des années. Quelle est la véritable identité du serial killer ?

Les critiques à propos de ce film

Critique de My bloody valentine - Samedi 14
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Slasher

Slasher typique des années 80 sorti juste après les succès de Halloween et Vendredi 13, ce Meurtres à la Saint Valentin se déroule dans un petit bled nommé Valentine vivant essentiellement de l’exploitation minière. Or, en 1960, sept mineurs se retrouvent accidentellement coincés au fond de la mine. Un seul survivra, Harry Warden, après avoir dévoré ses compagnons décédés. L’année suivante, au cours de la traditionnelle fête de Saint Valentin, Harry, devenu fou furieux, massacre une poignée de fêtard avant d’être interné. Vingt ans plus tard la petite ville vit toujours dans la peur mais les jeunes décident néanmoins d’organiser une grande soirée le samedi 14 février. Mal leur en prend…

Tourné alors que la mode des tueurs fous commençaient à déferler sur les écrans, Meurtres à la Saint Valentin constitue un archétype du slasher de cette époque et en reprend, avec plus ou moins de bonheur, tous les poncifs. Nous trouvons donc la petite ville hantée par le souvenir d’un accident traumatisant, un dingue échappé de l’asile (à moins que le coupable ne soit tout autre ?), une rivalité amoureuse, des jeunes désireux d’organiser une grande fête où la bière coule à flots, des scènes de sexe terminées par la mort des deux partenaires et un vieux tenancier de bistrot qui déblatère sur la malédiction pesant sur les lieux. Bref difficile de faire plus classique et plus prévisible. Pourtant le métrage parvient à faire un tant soit peu illusion, en particulier durant sa première moitié. L’ambiance de cette petite ville isolée où rien ne se passe jamais se révèle plutôt bien rendue et les personnages disposent d’un tout petit peu plus de consistance que de coutume. Le cinéaste refuse apparemment les facilités des jeunes premiers beaux gosses et des demoiselles apprenties top-modèles pour se concentrer sur des protagonistes beaucoup plus crédibles. Dommage toutefois que l’interprétation ne suive pas ces bonnes intentions, certains passages voulus effrayant étant parfois presque risibles vu la platitude des acteurs. Le tout manque également d’un peu de budget pour donner davantage d’ampleur à la menace, le cinéaste paraissant filmer inlassablement les mêmes acteurs déambulant dans un décor réduit.

Heureusement, le look du tueur se montre bien plus convaincant. Tout de noir vêtu, armé d’une pioche menaçante, le visage dissimulé derrière un masque à gaz surmonté d’un casque pourvu d’une lampe torche qui troue les ténèbres à la façon de l’œil monstrueux d’une créature mythologique, notre maniaque impressionne et reste dans les mémoires. Et, pour un métrage de ce style, il est primordial d’offrir un cinglé iconique. Ce qui est le cas ici même si cet Harry Warden ne se hisse pas au niveau de Michael Myers ou Jason. La montée du suspense s’avère elle aussi assez réussie et ménage l’une ou l’autre scène qui, à défaut de surprendre les habitués, restent efficaces. Quelques touches d’humour habillement distillées donnent un intérêt supplémentaire au scénario, sinon assez peu imaginatif il faut bien l’avouer. Dommage que dans la seconde partie George Mihalka ne parviennent pas toujours à éviter les écueils du film de couloirs (ou plutôt devrait on dire de tunnels miniers) tant l’ensemble tourne un peu à vide. Mais ce défaut est coutumier de nombreux slashers. Néanmoins, toutes ces faiblesses ne nous empêchent pas de nous consacrer aux points positifs, en particuliers les maquillages sanglants confectionnés par Tom Burman. Jadis totalement censuré au point de friser l’incompréhensible (« qui meurt là, on voit rien ? »), Meurtres à la Saint Valentin récupère aujourd’hui, via une édition DVD uncut (mais zone 1) la quasi-totalité de ces plans sanglants. Seuls le traditionnel empalement d’un couple manque à l’appel mais nous pouvons enfin découvrir une tête éclatée à la pioche (ressortant par l’œil), une poitrine transpercée, un corps pendu finissant décapité, un membre rageusement sectionné, etc. De manière générale tous les meurtres sont donc bien plus graphiques et redonnent un peu de tonus à un slasher sympathique.

Meurtres à la Saint Valentin constitue donc un divertissement acceptable qui saura plaire aux nostalgiques du slasher des années 80. En dépit de certaines longueurs et d’un évident manque de moyens et de rythme la personnalité du tueur et la qualité des meurtres gore emportent l’adhésion même si le film peine à s’élever au-dessus d’une honnête moyenne.

Commentaires sur le film

meurtre a la saint valentin
4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

ce film est genial pour l’epoque et il est trep sangland surtout la version non censure mais pour ceux qui aime ce film alors allez voir michael myers et jason voorhees

17 juillet 2009 à 11:07 | Par vbehier

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