Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
1945. La Norvège a été sévèrement sinistrée par l’invasion allemande, particulièrement à Øksfjord. Les soldats allemands violent et pillent avec un sadisme incroyable et, en fin de compte, la population en a assez. Ils attaquent les occupants avec les armes disponibles et assouvissent leur soif de vengeance, engendrée par des années de persécution. Ils ont tôt fait de massacrer le gros de la troupe, mais le Colonel Herzog et quelques-uns de ses hommes s’échappent dans les montagnes, où ils meurent de froid…De nombreuses années plus tard, huit étudiants en médecine se rendent dans les montagnes environnant Øksfjord pour passer leurs vacances de Pâques. Ils ont apporté leurs skis, leur motoneige et, surtout, une imposante cargaison de bière. Tous les ingrédients sont donc réunis pour passer des vacances agréables.Sara, qui est partie avant tout le monde et qui connaît les montagnes comme sa poche, emprunte une route différente pour se rendre jusqu’à la cabane. Ses amis ne s’inquiètent pas, malgré qu’ils soient arrivés avant elle au logis. Ils ne s’imaginent pas que la jeune fille a été victime de choses d’une cruauté inconcevable, dissimulées dans les montagnes depuis des années. Ils reçoivent alors la visite d’un randonneur mystérieux qui leur conte le sort cruel réservé aux occupants allemands. Soudain, la cabane est encerclée par un bataillon de soldats allemands zombifiés, enthousiasmés par l’idée d’un bon massacre. Une longue nuit attend les héros. Qui pourra survivre à cette douloureuse épreuve ?
Ein ! Zwei ! Die !, avec une accroche telle que celle-là, Dead Snow, film mettant en scène des morts-vivants nazis a eu tôt fait de déchaîner les passions et de susciter une grande attente. Pourtant, on ne peut pas dire que le réalisateur de ce véritable ovni cinématographique soit des plus connu, puisqu’il s’agit du Norvégien Tommy Wirkola, simplement auteur d’un régal intitulé Kill Buljo, parodie totalement folle et débridée au Kill Bill
de Quentin Tarantino. Et pourtant, Dead Snow, qui se plaçait d’ailleurs dans le sillage délirant de son prédécesseur, revêtait donc le statut de grosse attente de l’année 2009. Il faut dire que le pitch à lui seul justifiait cet engouement : une bande d’amis partent en vacances à la montagne dans le but de boire un maximum de bière, de faire un peu de ski et de motoneige mais surtout de s’adonner à leurs pulsions sexuelles frénétiques. Malheureusement pour eux, les lieux ne sont pas si calmes que cela et, après l’incursion d’un vieil homme menaçant, ils doivent faire face à des zombies nazis vengeurs prêts à tout pour défendre leur territoire.
Dès l’entame, Wirkola se borne donc à filmer tous les ingrédients récurrents des bandes horrifiques les plus courues : djeunz un peu dégénérés se livrant à des pratiques sexuelles assez peu communes rivalisent alors avec les bouteilles de bières et les allusions cinématographiques de l’un des protagonistes, véritable geek devant l’Eternel. Le cinéaste s’amuse alors à citer explicitement les sources de son inspirations, qu’elles proviennent de Braindead ou d’Evil Dead, le déroulement du métrage se rapprochant d’ailleurs ouvertement de l’œuvre de Sam Raimi. Dès lors, le délire est bel et bien présent dès les premières minutes et, malgré un temps morts assez long, destiné à planter le décor et à aborder de manière historique le passé des montagnes norvégiennes, les différents éléments du genre sont assez rapidement mis en valeur.
Véritable excuse
à un spectacle totalement débridé, la mythologie de l’œuvre en elle-même paraît bien insignifiante mais ce léger manque de cohésion scénaristique se laisse rapidement oublier face aux coups de boutoir rapidement portés par Wirkola. En effet, le maquillages des zombies nazis et les premières scènes de massacre ont tôt fait d’effacer les quelques imprécisions initiales et permettent à Dead Snow de se livrer tel qu’il est, c’est-à-dire comme un zombie flick délirant aux scènes gores particulièrement prononcées. Les viscères ne tardent en effet pas à pleuvoir et l’inventivité dont fait preuve le réal dans ses mises à morts confère un aspect particulièrement sympathique à l’aventure. De plus, des dialogues de très bon goût, rappelant évidemment l’humour omniprésent de Kill Buljo, parsèment un ensemble jouissivement référentiel. Morsures, grenades, tronçonneuse, avalanches, autant d’outils qui rendent Dead Snow attachant jusqu’à un final qui, une fois de plus, démontre toute la clairvoyance d’un metteur en scène hors pair.
Hommage à toute une série de films mythiques, Dead Snow est sans aucun doute possible LE zombie flick de l’année 2009. Hilarant de bout en bout, le métrage de Tommy Wirkola offre une dose non négligeable tripes, de boyaux et de délires qui régaleront sans aucun doute la plupart des amateurs du genre.
Dead snow constitue le second long-métrage de Tommy Wirkola, deux ans après son parodique Kill buljo réalisé dans des conditions proches de l’amateurisme. Sans bénéficier d’un budget beaucoup plus conséquent, cette nouvelle livraison se montre toutefois résolue à en donner au spectateur pour son argent. Wirkola souhaite en effet proposer sa version personnelle des classiques de l’horreur « gore » des années 80 / 90 et s’inspire donc essentiellement de Evil Dead, saupoudré d’une pincée de Braindead.
L’intrigue ne cherche pas la complication et isole une bande de jeunes âgés d’environ 20 ans dans un chalet perdu au milieu des étendues neigeuses de Norvège. Toute la première partie de Dead snow (soit près de quarante minutes quand même !) se résume à une suite de conversations entre des personnages caricaturaux dont les principales occupations consistent à boire de l’alcool, se peloter avidement et discuter des « classiques » du cinéma d’épouvante. Wirkola, utilisant une tactique référentielle digne de Tarantino (ou du Wes Craven de Scream), laisse donc ses protagonistes citer Evil Dead, Vendredi 13 ou Week-end de terreur (!) alors que le cinéphile de la bande arbore un T-Shirt Braindead et balance des punch-lines puisées à Terminator, Indiana Jones ou Piège de cristal. Bref, la machine à référence s’emballe et tout ce petit monde se comporte exactement comme ses milliers de prédécesseurs croisés depuis une trentaine d’années dans les productions similaires venues des Etats-Unis (ou d’ailleurs).
La découverte d’un trésor nazi change enfin la donne et aboutit à la résurrection du Capitaine Herzog et de son armée de zombies, lesquels vont s’en prendre violemment à nos jeunes. Un long siège commence pour les survivants du premier assaut. Même s’il ne se passe rien de bien palpitant durant la première partie du métrage, Wirkola tente de développer un climat d’angoisse et privilégie les apparitions furtives (et rapides !) de ses zombies cernant progressivement le chalet dans lequel nos teenagers sont terrés. Evidemment, nous n’échapperons pas à des répliques censément humoristiques et à des passages comiques (dont l’inénarrable et déjà quasiment mythique scène de sexe scatologique dans les toilettes). Pour se conformer complètement aux clichés du genre, Wirkola convie de manière inopportune le fameux « vieux-qui-sait-tout », personnage récurent surgissant au bon moment pour prévenir les jeunes garnements du terrible péril qui les menace et dont ils se ficheront de toutes manières. Dead snow cultive joyeusement le cliché, assumé, en se parant d’une certaine connotation parodique tant personne ne semble dupe du spectacle crétin et mille
fois vu proposé.
A mi-course, le cinéaste troque le fantastique et l’épouvante au profit d’un gros gore qui tâche. Malheureusement, le problème réside dans le manque d’inventivité général au niveau des séquences sanglantes : la plupart des démembrements se déroulent hors champs et seuls les geysers de sang sont visibles à l’écran. Certes, Dead snow offre un corps mis en pièce, des poitrines défoncées à la tronçonneuse, un crâne déchiqueté, des cadavres éviscérés et des tripes répandues. Mais c’est bien là le minimum syndical serait-on tenté de dire (avec une certaine mauvaise foi) car Wirkola, probablement pour des raisons budgétaires, ne développe qu’environ une scène gore sur quatre, les trois autres étant expédiées rapidement et avec une suggestion malvenue. Du potentiel gâché pour un bis que l’on espérait plus généreux et réjouissant !
Reste que Dead snow propose un spectacle sympathique (les zombies nazis ne sont pas très originaux mais ils sont bien mis en valeur) dans le cadre ciné-génique d’un paysage enneigé bientôt plus rouge que blanc. Si les effets sanglants sont bien exécutés, les maquillages des zombies se révèlent un peu approximatifs (on dirait franchement des masques de carnaval) et l’utilisation des CGI reste toujours problématique tant ils jurent affreusement avec les carnages effectués à même le plateau, bien plus convaincants. Ce point excepté, Dead snow s’avère techniquement de bonne tenue et rivalise sans problème avec de nombreuses productions américaines mieux nanties. La photographie est d’ailleurs un des éléments les plus étonnants du métrage tant elle parait soignée et effective, loin de l’esthétique quelconque de bien des productions horrifiques récentes, dénuées d’ambitions et de style. Un bel effort pour élever le produit fini au-dessus de la masse des splatters routiniers destinés aux vidéo-clubs.
Beaucoup plus rythmé que la plus fameuse bande mettant en scène des morts-vivants du troisième Reich (Le commando des morts-vivants, datant de 1976 !), Dead snow s’impose comme un divertissement agréable mais néanmoins décevant dont on attendait beaucoup plus.
En quelques mois seulement, les salles de cinéma françaises ont accueilli le vampirique Morse et le thriller Millenium, deux œuvres qui possèdent une origine commune : la Suède. Nouvel eldorado européen, la Scandinavie a livré ces dernières années quelques-unes des plus éclatantes réussites du genre : le slasher Cold prey, le drame fantastique Norway of life et l’hypnotique drame Sauna constituent autant d’exemples de cette explosion cinématographique. Dans ce panorama pour le moins éclectique, Dead snow fait figure de proue. En effet, le film du Norvégien Tommy Wirkola est la première pellicule du cru à impliquer des zombies et à les aborder de surcroît
sous un angle humoristique, à la limite de la parodie.
Dotée d’une trame convenue à souhait, Dead snow suit le calvaire de huit étudiants en médecine qui se réunissent dans un chalet de montagne afin de fêter les vacances de Pâques. Munis de skis, de motoneiges et d’une cargaison non négligeable de bières, les jeunes s’apprêtent à passer d’agréables vacances, jusqu’à ce qu’un vieil homme s’introduise dans leur chalet et les mette en garde à propos d’une présence maléfique qui hante les environs. Témoin de l’histoire douloureuse de la région, il leur raconte qu’une poignée de soldats nazis, chargés durant la seconde guerre mondiale de contrôler la région, ont réussi à échapper à une rébellion des autochtones et sont morts gelés dans les montagnes. Depuis, plus personne n’ose s’aventurer dans le coin, de peur faire de mauvaises rencontres. Peu soucieux des contes et légendes serinés par le vieux-qui-sait-tout, les jeunes voient bientôt leur chalet encerclé par des zombies nazis.
Au contraire du récent Outpost qui abordait une thématique semblable dans un premier degré total, Dead snow mise dès l’entame sur un second degré assumé et rend ainsi hommage aux classiques horrifiques des
années 80 qui mélangeaient sans vergogne humour outrancier et séquences extrêmement gore afin de susciter autant l’effroi que l’amusement. En rupture totale avec la vague actuelle du film d’horreur réaliste, Dead snow compile les séquences insolites et les dialogues sarcastiques, cultive conventions et clichés de manière assumée, glisse de multiples clins d’œil aux films d’horreur des eighties (un massacre à la tronçonneuse tout droit sorti d’Evil Dead 2) et ponctue l’ensemble de séquences sanguinolentes sublimées par une impressionnante inventivité formelle (une victime abasourdie par une chute vertigineuse observe, dans un flou artistique témoignant de son état, des zombies lui dévorer les viscères).
Deux ans après Kill Buljo, parodie potache low budget du Kill Bill de Tarantino, Dead snow atteste du savoir-faire de Wirkola et de son compère Henriksen qui maintiennent adroitement l’équilibre entre l’horreur et le second degré.


Coup de coeur !une sortie dvd zone 2 et prevue pour bientot j’ai vu :)

Du pur bonheur !

Coup de coeur !J’ai bien aimé :D je recommande mention spéciale au démembrement power ranger ! a mourir de rire !
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Excellent du début à la fin et vraiment fun !