Critique de film

Poultrygeist: Night of the Chicken Dead

"Poultrygeist: Night of the Chicken Dead"
affiche du film

Le jeune et fougueux Arbie revient à Tromaville pour constater deux cruelles vérités : le cimetière indien où il connut ses premiers ébats est désormais recouvert d'une enseigne de la chaîne de fast food American Chicken Bunker, dirigée par le très équivoque Général Lee Roy. Mais surtout, Wendy, son grand amour, s'est convertie aux joies du saphisme avec Micki, meneuse de la manifestation anti fast food. De dépit, Arbie décide de rejoindre le personnel d'American Chicken Bunker, et découvre l'envers peu reluisant du décor. Le manager Denny s'est résolu à accomplir les basses œuvres alimentaires du Général. Paco Bell, le cuistot homosexuel, assaisonne les plats de sa touche séminale personnelle ; le barbu Carl Jr. noue des liens lascifs avec les carcasses de volaille ; et Humus, préposée au nettoyage vêtue d'une très seyante burka, terrorise tout le monde dès qu'elle lève les bras. Profitant des règles sanitaires très permissives, des œufs dégueulasses aux veines apparentes, possédés par les esprits des natifs américains, parviennent à s'immiscer dans les menus du jour. Malgré les avertissements d'un versatile Ron Jeremy et d'un Paco transformé en burger, le fast food ouvre ses portes, et contamine vite ses consommateurs. Dans des orgies d'explosions intestinales, de projections massives de vomis et de pus verdâtres, les poulets géants indiens zombifiés se multiplient et massacrent joyeusement les survivants. Ce n'est qu'au sortir d'un véritable carnage qu'Arbie regagnera le cœur de sa belle...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Poultrygeist, The night of the ckicken dead - Tronald McDonald
Par : Chroniqueurs
Tags : Zombies

Par Dante

Les productions Troma sont un peu comme les rats du cinéma. Certains les détestent, les haïssent, les accusant de porter tous les maux de la Terre. Mais une troupe d’indéfectibles fans continue de les acclamer et de prendre plaisir à voir ces bandes déjantés et uniques. De plus, tout comme les rats, nos amis de Troma se reproduisent à une vitesse fulgurante, sortant de nouveaux films à une vitesse record. Si on ne peut pas vraiment apprécié toutes les bandes, il en sort de temps en temps une petite perle, condensé de leur savoir-faire.

Poultrygeist est de celles-là, véritable film somme (entendre joyeux bordel) démontrant l’ensemble des talents (ou de l’imbécillité, c’est selon) de Lloyd Kaufman. Poultrygeist témoigne néanmoins de la vivacité d’une chaîne de films à l’allure cradingue qu’on aurait cru enterrée depuis les années 80. Alliant humour bas du front, gore outrancier et sensualité débordante, le film a tout pour flatter les envies déviantes des amateurs de série Z. Et de ce côté-là, force est de constater que Kaufman excelle. Le métrage narre l’improbable histoire de la construction d’un fast-food sur un ancien cimetière indien, qui déclenche la colère des ancêtres qui vont alors s’allier avec des poulets martyrisés pour transformer les clients en zombies et dévorer tout ce qui bouge. Derrière ce pitch nanardesque, Kaufman en profite pour balancer des clins d’œil aux classiques de l’horreur mais aussi à ses propres productions, histoire de s’enivrer dans l’auto-référence. Se posant comme une sorte de contre-pouvoir dégénéré, Kaufman n’y va pas de main morte quand il s’agit de taper sur les racistes, les homophobes, les sexistes (des deux côtés), les capitalistes, l’industrie agro-alimentaire, les Etats-Unis et son omnipotence militaire. Ce sous-texte politico-social acerbe est entrecoupé de massacres sanguinolents, de chansons légères et de blagues gonzo, ingrédients constitutifs du délire tromien.

Mais ici, Kaufman tente d’aller encore plus loin, et dote son film d’un cachet plus conséquent, cachet qui ruinera d’ailleurs la boîte de production et obligera le mécène à y investir de sa propre poche. Poultrygeist se pose alors comme l’ultime Troma dans sa volonté de pousser toujours plus loin, toujours plus haut dans le gore, le débile et la critique. Malheureusement, dans cette volonté de surenchère, on dénote la fâcheuse tendance de penser le film comme une série de sketchs, ce qui vaut une série de scènes parfois ennuyeuses voire dénuées du moindre intérêt.

Poultrygeist reste néanmoins du Troma pur jus, de très bonne qualité, à en juger par la formidable scène de massacre dans le restaurant, qui reste un de plus beaux chaos gore jamais filmés. Néanmoins, il subsiste les défauts inhérents à la production : un humour lourdingue qui finit par lasser, surtout sur une durée de film assez conséquente ; des tentatives d’équilibre entre les genres pas toujours réussi et une volonté un peu trop présente de ressembler à une vraie production.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Pas de news associées � ce film actuellement

Database



Récentes critiques

affiche du film
Baise-moi
2000
affiche du film
Defendor
2009
affiche du film
Fatal games
1984
affiche du film
Die Hard 4 - Retour en enfer
2007
affiche du film
Sang des Templiers (Le)
2010
affiche du film
Dark world
2008
affiche du film
Die Hard 3: Une Journée en Enfer
1995
affiche du film
Green Lantern
2011
affiche du film
Atlantis down
2010
affiche du film
Pensionnat (Le)
2006

Newsletter

Devenir membre du site

Vous inscrire

Entrez votre adresse email dans le champ ci-dessous. Vous recevrez à cette adresse un courrier de confirmation d’inscription et un lien. Ce lien vous permettra de sélectionner les listes de diffusion.

Vous pouvez également vous inscrire en tant qu’auteur.

Newsletter publique

Pour recevoir les dernières nouvelles du site, abonnez-vous à la newsletter !

Forum

Forum

Suivez-nous sur

twitter Twitter
facebook Facebook
myspace MySpace

Statistiques

Ce site compte actuellement :

  • 4108 films
  • 2711 critiques de film
  • 18 chroniqueurs
  • 5958 commentaires