Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Takiya, un nouveau venu au sein du lycée Suzuran, où des bandes très violentes s'affrontent quotidiennement, veut tenter d'en prendre le contrôle. Pour ce faire, il est entraîné par Katagiri, un ancien Yakuza, et doit lutter contre son rival Serizawa.
Genji Takaya, fils d’un yakusa renommé, entend prouver à son père qu’il est capable de le surpasser en conquérant Suzuran, l’un des lycées les plus violents du Japon, dans lequel il vient tout juste de débarquer. En guise de récompense, Genji hériterait de la totalité des hommes de main de son paternel. Mais l’entreprise s’avère difficile car il devra, pour s’imposer, évincer Tamao Serizawa, le plus redoutable prétendant au trône tant convoité.
Avec Crows : zero, le stakhanoviste Takashi Miike (une moyenne de quatre films par an au compteur) ponctue une année 2007 assez chargée
qui comptait au programme son hommage au western, Sukiyaki western Django, et le film policier Detective story. Inspiré des mangas Crows et Worst d’Hiroshi Takahashi, le métrage, premier épisode d’une trilogie présumée, se pose comme une préquelle au mangaka qui se verra décliné plus fidèlement lors des deuxième et troisième volets. Sorte d’introduction destinée à décrypter un univers codifié et complexe (la pluralité des personnages y est pour beaucoup), Crows : zero relève d’un compromis logique relatif à la transposition sur écran de l’œuvre désormais culte d’Hiroshi Takahashi. L’auteur, durant de longues années réfractaire à une quelconque adaptation cinématographique de son manga, finit par accepter la proposition de Mataichiro Yamamoto, producteur entre autres d’Azumi, et des animes Biohunter et Vampire hunter D, qui en confie la réalisation à l’éclectique Miike, déjà signataire des délirants manga live MPD Psycho et Ichi the killer.
Sur le papier, des affrontements continuels entre bandes rivales et une initiation que l’on devine sanglante et douloureuse pour l’anti-héros. Contre toute attente, malgré un cahier des charges respecté, l’ascension s’avère en définitive peu excitante, le cinéaste se refusant à plonger dans l’outrance qui nimbait son Ichi the killer et préférant à la surcharge du matériau originel, un mélange des genres moins efficace. Essentiellement axé sur la violence, sans pour autant que l’hémoglobine éclabousse l’objectif, le récit est ainsi émaillé de quelques scènes qui usent de l’humour (la partie de bowling grandeur nature) ou de l’émotion (les
discours lacrymaux de Katagiri, ancien yakusa qui épaule Genji dans sa conquête de Suzuran) avec une aisance narrative déconcertante. S’ils ne dénaturent pas une histoire composite globalement assez cohérente, ces changements de registre plombent le rythme du métrage qui glisse sans transition aucune de la fight survitaminée à une séquence-émotion superficielle qui entrave toute dramatisation potentielle.
Basée sur une intrigue préfabriquée pour les besoins de la cause, la pellicule est aussi décevante que le présage des futurs opus est enthousiasmant. Car, pour chaotique qu’il soit, Crows : zero n’en est pas moins attachant, ne serait-ce que pour l’iconoclasme de de la mise en scène d’un Miike qui considère cette énième prod’ de l’année (entamée au lendemain de Sukiyaki) comme un nouveau terrain de jeu et d’expérimentation.
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tres bon film je les vu en japonais sous titrer et j’ai vraiment apprécier se film shun oguri et magnifique dedans