Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
En quinze ans de carrière chez les Men in Black, l'agent J a vu beaucoup de phénomènes inexplicables… Mais rien, pas même le plus étrange des aliens, ne le laisse aussi perplexe que son partenaire, le sarcastique K. Lorsque la vie de K et le destin de la Terre sont menacés, l'agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu'il existe certains secrets de l'univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe avec l'agent K, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l'agence, et l'avenir même de l'humanité…
Par Dan Sinclair
Le second volet datant d’il y a dix ans déjà, il ne devait plus rester grand monde pour en réclamer un troisième. Et pourtant : Barry Sonnenfeld est repassé à la caméra, tandis que le scénario a été écrit par Etan Cohen (à ne pas confondre avec Cohen Ethan). Dans les costumes et derrière les lunettes sombres, on retrouve les habitués Will Smith et Tommy Lee Jones. Ainsi qu’un petit nouveau à l’indéniable talent pour la comédie : Josh Brolin. Mesdames et Messieurs les travailleurs, amis pensionnés, jeunes gens prépubères : oui, ils sont toujours en service, les Men In Black !
Résumons… Telle une colonie de vers sur un choesel avarié, l’alien prolifère autour de nous, et tout ça ne date pas d’hier. Heureusement que veillent – donc - les Men In Black, familièrement appelés MIB, et plus particulièrement les agents J et K (respectivement Smith et Jones). Inséparables, ces deux-là, comme des touches de piano ! Jusqu’à ce que K s’évapore mystérieusement, juste après la spectaculaire sortie de taule d’un certain Boris l’Animal, un Boglodite fringué comme un biker (la pire espèce). L’évaporation étant, comme chacun le sait, le passage de l’état liquide à l’état gazeux, on se doute bien que K doit être quelque part, et que si Boris s’est fait la malle, ce n’est pas pour aller organiser une soirée disco. Bref, voilà J obligé de faire un petit saut dans le temps, histoire de remettre la main et plus si affinités sur tout ce petit monde. Ah, j’oubliais : au passage, il sauve quand même aussi un peu la planète…
Ce Men In Black 3 démarre à peine que le spectateur est d’emblée plongé dans l’action et les effets spectaculaires. Enfermé dans une prison à côté de laquelle le plus sécurisé des bagnes spatiaux a des allures d’auberge espagnole, Boris ne s’en évade pas moins, semant de cadavres les couloirs du lieu. Il faut dire aussi que cet extraterrestre, incarné par Jemaine Clement, la moitié du duo Flight Of The Conchords, bénéficie de la complicité d’une top biche jouée par Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls. Signalons au passage à l’attention de qui s’en inquiéterait qu’elle est la seule créature sexy à évoluer dans ce troisième chapitre de la franchise. A moins qu’une paire de tentacules ou une grosse tête fasse partie des attributs corporels susceptibles de vous faire replonger dans le chapitre « Exercices Pratiques » du Kamasoutra. Plus sérieusement, mais toujours à propos de créatures : le travail fourni à cet égard par Rick Baker (Le Loup-Garou De Londres, Greystoke , La Planète des Singes…) est une fois encore aussi époustouflant que délirant. S’il n’y a rien à redire quant au spectacle (vertigineux, ce saut dans le
vide), à la 3D (en postproduction et discrète), au jeu des principaux acteurs et à l’humour (vous saurez sur les Sixties tout ce qu’on vous en a caché), c’est peut-être au niveau du rythme que ça patine par moments. Un peu comme si l’histoire se cherchait, n’avançait que par à-coups, manquait de carburant. A moins que ce ne soit à cause de ce ton vaguement grave ? Ou d’un final pendant lequel la comédie s’efface nettement au profit d’une petite pelletée d’émotion ? Allez savoir, les mystères de l’Univers sont décidément insondables !
Spectaculaire, visuellement emballant et porté par un trio d’acteurs en forme (l’apport de Josh Brolin est indiscutable), ce troisième Men In Black pêche du côté du rythme imprimé à la narration. Un comble pour une comédie de science-fiction supposée fonctionner sur son dynamisme. MIB-figue, MIB-raisin, quoi…
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