Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Trois charmantes jeunes femmes partent se ressourcer sur les côtes de la Méditerranée et se font séduire par quelques mâles en rut qui se rendent dans leur yacht. Une des trois demoiselles trouvant la mort lors d’un de ces fameux donkey punch, l’ambiance se détériore bizarrement quelque peu au sein du groupe. L’heure des règlements de comptes a sonné !
Donkey punch ? Kezako ? Bande de néophytes de la braguette, il s’agit d’une pratique extrême dans le sillage du parachute thaïlandais, du poney riding sans selle (et sans sel) ou de la cornemuse écossaise (visiblement expérimentée par Vivadavidlynch récemment car sa compagne n’en finit plus de s’affubler de kilts ces derniers jours). Le donkey punch consiste en une petite tape donnée sur l’arrière de la tête de sa partenaire au moment de l’éjaculation afin que son anus se contracte, contraction entraînant une jouissance décuplée pour le bourreau (définition extraite du fabuleux "Le sexe pour les nullos" que vient d’acquérir l’onanique Mae-Nak). Ca, c’est pour la théorie. Côté pratique, les risques encourus par ce type d’expérimentation sont nombreux : éjection du prépuce, décapitation de la zigounette ou, dans le meilleur des cas, décès de la conjointe. Le mieux reste donc, lorsqu’on désire se lancer dans ce genre de pratique douteuse, de
fermer les volets, d’étaler une bâche sur le sol et de ne convier aucun témoin à la partie de "nuque en l’air". Alors évidemment, quand un mec tente de la chose en pleine mer sur une touriste anglaise qu’il vient de rencontrer devant les copines de cette dernière, faut pas s’étonner si ça tourne au massacre...
Pour son premier long métrage (on lui doit notamment Rabbit, titre tout aussi évocateur), Olly Blackburn, qui remodela en quelques lignes le script du Vinyan de Fabrice du Welz, endosse un concept original permettant aux vicieux ailés (et zélés) Eros et Thanatos de s’étreindre une nouvelle fois avec virtuosité pour le plaisir du septième art. Radar réglé sur les burnes et les petits culs dans un premier temps (la scène de la discothèque débouche inévitablement sur une scène de
bang-bang assez graphique), le script bifurque ensuite vers un jeu du "petits meurtres entre amis" bourré de rebondissements à peine prévisibles (ironie, quand tu nous tiens).
Les intrigues de palais se multiplient, les coups de pute également. Résultat : l’aspect claustro (un yacht flottant seul sur l’étendue bleutée de la Méditerranée) se double d’une couche de parano. Et la promesse d’une pelloche malsaine et troublante de s’abimer au sein de la narration vaudevillesque à l’excès de ce thriller mollasson. En ce qui concerne les rotondités féminines, Donkey punch ne se montre que peu généreux, glissant même au sein de son cheptel une petite coincée de la culotte réfractaire à toute escalade de son mont de Vénus.
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