Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Un laboratoire secret du gouvernement a essayé de créer le tueur ultime utilisant de l’ADN des célèbres serial-killers Jeffrey Dahmer et John Wayne Gacy. Mais il y a un gros problème : ces deux derniers se sont échappés… et sèment bientôt la terreur à travers les USA, laissant les traînées sanglantes de leurs victimes derrière eux. Seul capable, apparemment, de mettre un terme au carnage, le dénommé Ringo se lance à leur poursuite mais devra également lutter contre ses propres démons, sans parler d’une armée de ninjas japonais !
Dans un coin du ring, Jeffrey Dahmer, cannibale par nature, psychosexuel de confession, qui a zigouillé près de 20 personnes. Dans l’angle opposé, John Wayne Gacy et ses grimages clownesques dont le compteur affiche pas moins de 36 victimes. Ces deux gros vicelards, clonés au même titre que Charles Manson, Ted Bundy et consorts par un labo scientifique en vue de créer une armée de super-soldats crapuleux, parviennent à s’échapper de leur prison immaculée et parcourent le pays en libérant leurs pulsions destructrices sur les pauvres hères qui croisent leur chemin. La seule personne capable de les détruire réside dans les sous-sols du laboratoire originel, un super-super-soldat dont les capacités meurtrières dépassent de peu celles
des clones de serial-killers (des serial-serial-killers en somme). Ou le dernier espoir échoirait-il à Ringo, un malade mandaté par Dieu himself pour s’acquitter du tandem de lourdingues ?
A la manière des Aliens traquant le Predator ou de l’enfumé Freddy Krueger aux prises avec Vorhees (ce dernier titre est d’ailleurs ouvertement cité), le stakhanoviste Ford Austin confronte deux des plus légendaires tueurs en série de l’Amérique, avec ce qu’il faut de second degré pour rendre l’ensemble sympathique. Au gré d’un montage ultra-bordélique et chaotique, Dahmer vs. Gacy entraîne le spectateur dans une exposition de saynètes acadabrantesques entretenant a priori peu de liens entre elles. A l’évasion des deux trublions succèdent les atermoiements d’un dépressif alcolo désespéré par l’omniprésence de Dieu qui ne le lâche pas d’une semelle, des dialogues interminables entre le scientifique coupable du clonage et une chef d’armée castratrice et des
flashs-infos improbables présentant des admirateurs (et admiratrices) hardcore du tandem sanguinaire. Du coup, ceux qui s’attendaient à un carnage dantesque resteront sur leur faim puisque les personnages-titres n’apparaissent qu’à de rares moments dont les morceaux les plus chargés en hémoglobine sont relégués hors-champ.
Vaguement drôle, rarement inspiré, Dahmer vs. Gacy demeure une curiosité nanardesque partiellement assumée qui se ponctue par une bataille peu mémorable. A noter qu’un deuxième opus situé dans l’espace, territoire de l’excellent Jason X, devrait voir le jour d’ici deux ans.
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