Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
L’affrontement d’un groupe de personnes contre des insectes géants qui ont pris possession de la terre.
Métro, boulot, dodo, ça le gonfle royalement, Cooper qui a uniquement accepté son job pour satisfaire son paternel et lui prouver qu’il est capable de se débrouiller dans la vie active. Officieusement, il apprend à ses collègues de petits jeux idiots, envoie balader les clients et arrive chaque jour avec ponctualité... une heure après l’ouverture des bureaux. Fissa, le jeune homme se voit convoquée par la dirlo qui l’admoneste et le renvoie sur-le-champ. Mais un cri suraigu vient bouleverser le cours normal des événements et Cooper se réveille, quelques heures plus tard, emmailloté dans de la toile. C’est que pendant qu’ils se lovaient dans les bras de Morphée, des insectes géants ont pris les commandes de la planète et ont rangés les humains dans d’immenses cocons, prêts à être dévorés...
Un film comico-science-fictionnel produit par Icon, la boîte de Mel Gibson, vous y croyez, vous ? Ben, vous devriez. Quand elle ne met pas en boîte les projets fous fous fous de l’historiographe en chef des civilisations anéanties et ostracisées (les Hébreux de La passion du Christ, les Mayas d’Apocalypto et, bientôt, les Vikings), la compagnie ne manque pas à sa réputation, cherchant les nouvelles icônes de demain, sans discrimination de genre. Pour preuve, le mi-figue mi-raisin Push de Paul McGuigan l’an passé. Cette fois, leur dévolu se jette sur une histoire d’insectes gargantuesques qui dominent le monde, des pattes et des antennes, confrontés à un groupe d’irréductibles combattants surgis du néant pour flanquer la raclée de leur vie à ces bestioles de l’enfer.
Malgré des effluves 50’s très prononcées, Infestation emprunte rapidement les sentiers de la gaudriole, à l’image du Arac Attack d’Ellory Elkayem qui régurgitait tous les poncifs du genre animonstrueux au sein d’une bagatelle moyennement drôle. Pour l’heure, les références sont légion mais plus ténues, les personnages plus nombreux mais moins lourdauds, les gags aussi nombreux mais plus fins. L’essentiel de l’argument humoristique gravite autour de Cooper, anti-héros par excellence et looser par conviction, qui se voit offrir l’occasion de prouver à la face du monde (et à son père, militaire de carrière) qu’il n’est pas une lopette incapable de saisir les rênes de sa propre existence. Dans la peau de ce dernier, Chris Marquette, déjà aperçu dans Fanboys, The girl next door (la comédie pour minettes, pas l’adaptation de Ketchum) et Freddy vs. Jason livre une honorable prestation aux
côtés de seconds couteau aguerris comme Brooke Nevin (Les 4400), Wesley Thompson (Reeker) ou encore le vétéran Ray Wise (Twin Peaks) qui cabotine à l’envi et met du coeur à l’ouvrage dans la peau du père Vietnamisé de l’irresponsable Cooper.
Infestation propose un spectacle au rythme élevé, porté par une pléiade de personnages itinérants (ils composent et décomposent le groupe au gré des meurtres et des départs volontaires) grossièrement dépeints et une foule de coléoptères colossaux aux CGI convaincants. Avec à peine 5 millions de dollars de budget, Rankin parvient à créer un premier long divertissant que l’on aurait tort de bouder.
Pas de news associées à ce film actuellement
/B_news>Ce site compte actuellement :
Donnez votre avis sur le film !