Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Cinq étudiants américains décident de partir en camping pendant les vacances d'été. En quête de frissons, ils s'installent dans un lieu reculé où un meurtre horrible a eu lieu. La légende dit qu'un enfant aurait assassiné ses parents et blessé son frère à la tête, lui causant des troubles mentaux irréversibles. En route, le groupe fait halte dans une boutique pour se ravitailler. Lorsqu'ils rencontrent Stanley accompagné de son frère Simon, ils ne se doutent pas qu'ils ont affaire au tueur fou de la légende. Mais il est déjà trop tard...
Cinq jeunes décident de partir faire du camping pendant leurs vacances d’été. Ils s’installent volontairement dans un des endroits les plus reculés et les plus sombres de la forêt, précisément sur les lieux où un cinglé a assassine ses parents et son frère des années auparavant. Mais les
légendes sont parfois plus vivantes et réelles qu’il n’y paraît et les intrus vont l’apprendre à leurs dépens…
L’entrée en forme de résidu vaguement parodique du Massacre à la tronçonneuse de Hooper (un van, cinq crétins, un auto-stoppeur en bord de route) laisse rapidement place à une œuvre d’un tout autre genre, lorgnant sérieusement vers la comédie horrifique. Dans le style concon, répliques qui tuent et personnages décalés à l’appui, Evil twins ferait des émules tant chaque détail débouche sur quelques grivoiseries et autres sous-entendus graveleux, finement glissés dans des lignes de dialogue d’une consternante platitude, débités par de monotones décalques des films d’horreur de tendance bis (la nympho de service, le beau mâle en rut, le fumeur de pétards, la nerd intello). A l’image du trip sous acide de David Arquette (The tripper), cet énième film de William Dear (signataire du familial Bigfoot et les Henderson où les monstres se montraient plus touchants envers les humains) repose essentiellement sur le charisme de son tueur en série qui met en scène de manière cocasse chacune de ses apparitions.
Crispin Glover, maître de cérémonie de ce massacre potache, joue en roue
libre et cabotine un maximum pour donner davantage de lustre à son double personnage fêlé de la tête aux pieds. Maître du domaine forestier, Simon-Stanley y teste ses diaboliques machines, tout droit sorties de la franchise Saw, aux mécaniques bien huilées qui toutes arborent leur lot de pioches. Jamais dans l’histoire du cinéma un seul outil aura été utilisé d’autant de manières différentes : lancées de manière circulaire, accrochées à une corde pendant à un arbre, plantées à même l’écorce, essaimées sur un cylindre en fer transformé en moissonneuse, lesdites pioches inondent la bande, au point de devenir la star de ce métrage qui continue sur toute sa durée à entretenir le spectre du survival texan de Hooper (la scène du dîner, évocatrice à souhait).
Jacques a dit (traduction de Simon says, titre original d’Evil twins)... passez votre chemin...
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Bon, ben ça court, ça crie... Le scénario est basique de chez basique... Après un tour chez Castorama, le scénariste a fait le choix de la pioche... Bon, il aurait pu faire pire... Mais on sent bien le bricoleur du dimanche, le fan de Valérie D... Allez, rien que pour ce sacré Crispin !!!!