Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Deborah, photographe, vient juste d'emménager dans une nouvelle maison avec sa famille. Tout paraît normal jusqu'à ce qu'elle découvre que les images dans les miroirs de la maison ne reflètent pas la réalité. Alors que son mari ne prête aucune attention à sa découverte, la situation s'intensifie... Très vite, elle se retrouve dans une situation désespérée, essayant de découvrir le lien entre sa maison et les événements récents. Mais sera-t-elle capable de résoudre le mystère avant qu'il ne soit trop tard ?
Deborah Martin emménage avec sa petite famille dans une petite maison de banlieue, charmée par l’éblouissante lumière filtrée par les carreaux biseautés. Un havre de paix qui donne une résonance à sa passion : la photographie. Pourtant, un soir, alors qu’elle prend un cliché de son reflet dans le miroir, Deborah est éblouie et constate que le flash se répercute dans toute la maison. Elle découvre bientôt que les miroirs ne reflètent pas la réalité et que les personnes qu’elle photographie disparaissent dans d’étranges circonstances…
Par l’entremise d’une pluralité d’angles et d’effets de lumière variés, Pablo Proenza démontre une certaine fascination pour son héroïne, elle-même
captivée par l’incandescence des paysages qu’elle fige dans ses instantanés amateurs. Un ensorcèlement double qui ne gangrène jamais vraiment le spectateur, à peine ébloui par ce laboratoire filmique qui exploite autant que faire se peut lumière naturelle et artificielle dans une sorte de stroboscope aveuglant. Les prouesses techniques, pour un film de cet acabit, ne suffisent pas à occulter la pauvreté scénaristique de l’ensemble et le peu d’ingéniosité du first-time director Proenza qui signe une mise en scène des plus scolaire, s’acharnant seulement à surexposer la bien fade Lisa Vidal (Star Trek). Evoquant souvent l’indigeste The Unborn de David S. Goyer, Dark mirror ne profite jamais complètement du pouvoir inquiétant des reflets, préférant restreindre cette mythologie à quelques vagues schémas issus d’un traité sur le feng shui qui traîne incompréhensiblement dans la bicoque hantée.
Une nouvelle démonstration de ce que le cinéma indépendant ricain peut faire de pire : quelques effets tissés avec brio, une photographie, signée Armando Salas, plutôt plaisante incapables de colmater les brèches béantes d’un long métrage qui n’eût même pas mérité le format court.
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