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Glenn 3948 suit les trajectoires de Jack et Henry, qui sont deux prodiges du piano à l’ego démesuré. Jusqu’au jour où Henry, après avoir volé la promise de Jack, lui explose quelques os sur un chambranle. Ce nouveau handicap plonge Jack dans une profonde dépression, mais voilà, le joujou domotique, le 3948, programmé à la base pour le ménage, développe des capacités insoupçonnées pour la musique. Jack se dit qu’il tient là sa revanche.
Présenté en première mondiale lors du 28ème BIFFF, Glenn 3948 constituait le premier long-métrage de Marc Goldstein et pouvait tout à fait faire vibrer la fibre patriotique des spectateurs belges. En effet, à l’heure où Jaco van Dormael a livré la première œuvre SF belge moderne et significative, Mr. Nobody, en étant doté d’un très confortable budget, Glenn 3948 pouvait confirmer
la tendance et faire à nouveau parler du plat pays dans les hautes sphères du cinéma de genre. Doté d’un budget assez faible, le métrage de Goldstein ne s’en voulait pas moins très ambitieux : Glenn 3948 suit les trajectoires de Jack et Henry, qui sont deux prodiges du piano à l’ego démesuré. Jusqu’au jour où Henry, après avoir volé la promise de Jack, lui explose quelques os sur un chambranle. Ce nouveau handicap plonge Jack dans une profonde dépression, mais voilà, le joujou domotique, le 3948, programmé à la base pour le ménage, développe des capacités insoupçonnées pour la musique. Jack se dit qu’il tient là sa revanche.
S’il est clair que la tentative de mettre en scène un film de SF avec un budget faiblard relève bien souvent de la mission suicide, Goldstein se devait, dès les premiers instants, de donner le change et de permettre à son film d’exister un tant soit peu face à de plus grosses cylindrées du genre. Avec un casting comprenant tout de même le génial Billy Boyd et le toujours très apprécié Patrick Bauchau, le cinéaste avait mis quelques atouts de son côté, atouts qui ne tardent néanmoins pas… à lui sauter au visage. En effet, si les deux comédiens précités parviennent à se montrer convaincants, ce n’est pas vraiment le cas du reste d’un casting qui connaîtra son moment le plus noir avec l’apparition d’un Gérard Depardieu plus qu’indifférent.
Si cela pêche indéniablement au niveau du casting, ce n’es encore rien comparé au scénario du métrage en lui-même, qui se résume en une gigantesque leçon de piano ultra-répétitive qui donne lieu à la mise en place d’un score poussif. Les répétitions acoustiques se multipliant, Glenn 3948 paraît aussi totalement dépassé par le côté visuel de la chose, les CGI servant à l’élaboration esthétique et aux mouvements du robot, transformant le tout en un espèce de téléfilm bas de gamme. Désirant de plus effleurer de nombreux genres, Goldstein semble se perdre dans ses thématiques et ne parvient jamais à réellement définir une ligne de conduite pour son ensemble.
D’emblée totalement bancal et foutu en l’air à cause d’effets spéciaux bien trop ambitieux pour une petite production, Glenn 3948 sombre rapidement dans l’ennui le plus total. Arythmique et répétitif à souhait, le métrage de Marc Goldstein ne se signale de manière positive que par la présence de Billy Boyd et Patrick Bauchau…
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Les mélomanes apprécieront ( et ceux ayant la fibre musicales aussi). Il faurt oser faire de la SF avec un tel thème. bravo !