Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
La vie d'un jeune couple se transforme en enfer lorsque leur fils unique est kidnappé et retrouvé mort... Obsédés par un profond sentiment de vengeance, le couple trouve l'opportunité de kidnapper le meurtrier de leur fils.
Elise et Craig mènent une vie de famille modèle : un sublime pavillon, un rejeton adorable et des métiers qui leur collent à la peau. Ce bonheur de carte postale est anéanti le jour où leur fils Benjamin est enlevé par un maniaque qui le séquestre avant de le tuer. Et la décision de la cour de condamner Kozlowski à 25 ans de taule ne suffit pas à atténuer leur soif de vengeance. Le couple entreprend de détourner le convoi transportant le prisonnier, de le capturer et de lui faire subir d’atroces souffrances...
Un film baptisé The tortured sortant des entrailles de Twisted Pictures et produit par Oren Koules et Mark Burg, ça sent le sous-Saw à plein nez. Pourtant, la suprématie d’un bourreau masculin sur ses pauvres victimes éplorées est ici remplacée par une revenge plus amateure opérée par un tandem de tortionnaires inexpérimentés guidés par leur seule envie de vendetta personnelle. Une inversion des rôles qui débouche sur l’exploration de thèmes dépassant le simple étalage de boucheries : responsabilité morale, conséquences de la vengeance, incapacité de la justice à punir adéquatement les criminels et à enrayer le flot de violence qui gangrène la société sont martelés en arrière-plan par le scénariste Mark Posival.
Robert Lieberman, principalement réputé pour son boulot sur quelques épisodes de Dexter et de The Dead zone, ne parvient jamais à donner la profondeur émotionnelle requise et se borne à émailler l’histoire de quelques flashs-back remplis d’une tendresse à peine superficielle. C’est que l’intérêt de The tortured ne se situe pas dans la souffrance des parents en deuil mais plutôt dans les différentes tortures assénées au tueur d’enfants. En la matière, Lieberman se montre trop frileux, reléguant hors-champs les détails anatomiques au profit d’une tension psychologique qui peine au final à s’installer.
Evidemment, la firme en charge de Saw ne pouvait fournir un produit sans twist : du coup, une petite torsion émerge en fin de métrage, censée redonner à l’ensemble une saveur plus prononcée. Un twist qui, s’il est en apparence convaincant, brouille encore plus les cartes du fait de son incohérence.
Enième création des écuries Twisted Pictures, The tortured ne se départit pas de ses origines et fournit une nouvelle fois un condensé de la recette traditionnellement opérée. Un torture porn machiavélique agrémenté de son twist final qui, passé son argument un brin plus original qu’à l’accoutumée (l’inversion des rôles de bourreau et de victime), ne contentera l’amateur de genre que par la présence au casting de l’énigmatique Bill Moseley.
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