Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Une famille américaine s'installe au Mexique pour fabriquer des poupées. Mais leur fabrique se trouve être trop proche d'une tombe du Diable et les poupées sont rapidement possédées par un esprit maléfique...
Quoi de mieux pour éviter la monotonie d’un quotidien chiant à mourir que de se lancer dans un projet auquel personne ne croit ? Elliot Wade
est de ces aventuriers suicidaires qui délaissent veaux et vaches pour se recréer une nouvelle existence dans des contrées reculées où règnent la corruption, la misère et la grippe mexicaine. Destination Mexico pour l’inconstant et son cheptel contraint de subir pieds et poings liés les désirs fous du chef de meute. Faut avouer qu’en l’occurrence, Elliot a eu le nez fin : une usine défraichie où étaient fabriquées à la chaîne des poupées hideuses, le tout à proximité d’un ancien tombeau maya où a été inhumé le fils du Diable en personne...
Child’s play et son Brave gars aux cheveux carottes ne pouvait se passer d’émules. Don Mancini ouvre la voie à une série de rip-offs dont les personnages principaux vont posséder au moins autant de caoutchouc dans leur composition que la face de Cher ne contient de Botox®. Dolly dearest de Maria Lease atteste de cette volonté qui va animer de nombreux vidéastes de surfer sur la vague des poupées tueuses. Créneau extrêmement prolifique qui verra naître, au cours des deux décennies suivantes, des titres aussi évocateurs et exotiques que Dollman vs. Demonic Toys, Pinocchio’s Revenge, Doll Graveyard, Blood
Dolls et de toute la série des Puppet master tandis que Mancini offrait de son côté quatre nouvelles aventures à son Chucky.
Divertissant dans son ensemble, Dolly dearest s’avère néanmoins extrêmement naïf dans son traitement rendu avec un premier degré plutôt navrant. D’autant que le climax que tente de soutenir Mark Snow (X-files) est d’emblée plombé par une incessante lourdeur scénaristique. De sa mythologie alambiquée et incohérente (les Mayas, le Diable, la possession d’une gamine, l’animation d’une multitude de poupées) à son installation de la peur, cet unique long métrage de Maria Lease se voit engourdi par une sur-dramatisation des plus candide.
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