Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Privé de camp de vacances avec Andy parce que son bras est déchiré, Woody est relégué sur l'étagère du garçonnet. S'échappant de la maison pour sauver un autre jouet d'un vide-grenier, un collectionneur l'aperçoit et le kidnappe...
Par Samuel Bouchoms
Après l’incontestable réussite qu’était Toy Story, les Studios Pixar avaient fort à faire pour surpasser l’œuvre originale. Et pourtant, malgré un 1001 Pattes sympa mais pas inoubliable, ils ont brillamment relevé le défi et transformé l’essai. Toy Story 2 se révèle supérieur à son aîné en tous points (sauf l’effet de surprise). Plus de personnages, d’aventure, d’entraide, d’humour. Plus d’équilibre aussi, tant au niveau du traitement des personnages qu’entre approfondissement thématique et humour.
Le film est un bijou d’animation qui malgré ses 10 ans n’a pas pris une ride et soutient toujours la comparaison avec les productions actuelles. Les couleurs sont chatoyantes, les environnements bien plus vastes et diversifiés que dans le premier volet et les humains ont été grandement améliorés. Côté jouets, chaque personnage est devenu indispensable, et leurs personnalités sont plus développées que précédemment (les fans de Rex seront d’ailleurs servis).
La scène d’introduction donne le ton : on va avoir à faire à du lourd. A
la fois magnifique, dynamique et très drôle, elle parodie à merveille un film intergalactique très connu... Le reste est du même acabit : rythmé et bourré d’humour (on ne compte plus les jeux de mots, les situations cocasses et les répliques désopilantes), sans oublier la touche sensible et plus sérieuse. Ce second volet est une sorte de miroir du premier. Cette fois, c’est Woody qui subit une crise existentielle, qui découvre son glorieux passé et l’incertitude de l’avenir. Incertitude attisée et renforcée par les nouveaux personnages, Jessie et le Mineur. Woody doit effectuer un pari sur le futur : continuer à jouer avec Andy, jusqu’à ce qu’il grandisse et finisse par l’abandonner ou quitter tout maintenant et passer à la postérité, en étant certain d’être « idolâtré » pour le restant de ses jours. Le film met en avant le sens de la famille, de l’entraide et finalement d’une certaine philosophie de profiter de l’instant présent, plutôt que de s’interroger sur l’avenir. Il est aussi intéressant de noter qu’ici, les jouets peuvent être réellement méchants, ce qui était absent de Toy Story. Mais rien n’est manichéen ni simpliste, les raisons de chacun sont évoquées.
Niveau références, les gars de chez Pixar ont encore fait très fort : Star Wars (multiples références visuelles et sonores), 2001, L’Odyssée de L’espace, Terminator, James Bond, Jurassic Park, Toy Story, 1001 Pattes. Plus généralement, les westerns ont eu une forte influence aussi tant dans l’élaboration de l’univers de Woody que dans certains plans (la course poursuite sur le chariot à bagage possède les même plans que les westerns avec les trains) et évidemment sur la bande-son. Encore une fois, celle-ci est franchement excellente, et abandonne les chansons (il n’en reste qu’une) du premier opus pour une musique d’accompagnement plus typique des « vrais » films.
Plus long, plus épique, plus drôle, plus équilibré que le premier épisode, Toy Story 2 ravira les fans de cinéma d’animation et les amateurs du premier, complétant à merveille l’histoire des jouets les plus déjantés de la galaxie.
Pas de news associées à ce film actuellement
/B_news>Ce site compte actuellement :
Donnez votre avis sur le film !