Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Joyeux 50ème anniversaire, Norman Bates! En 1950, Anthony Perkins terrifie le monde entier avec son portrait glacial d'un fou meurtrier obsédé par la mort de sa mère. Lorsque Norman Bates dévoile au public son implacable terreur avec une telle habilité et un tel art cinématographique, le chef-d'œuvre d'Alfred Hitchcock - PSYCHO - catapulte le genre de cinéma d’horreur dans un nouveau domaine du possible. Le PSYCHO original a donné naissance à trois suites et un remake, et la série continue de toucher et d’inspirer la culture populaire cinquante ans plus tard. La série a récolté près de 200 millions de dollars dans le monde, et les cinéastes d'horreur tels que le réalisateur John Carpenter (Halloween) et Adam Green (FROZEN) attribuent une grande partie de leur succès à l’influence d’Hitchcock. THE PSYCHO LEGACY examine l'héritage cinématographique indélébile laissé par les films PSYCHO et Anthony Perkins. Dans un style visuel rythmé qui couvre beaucoup plus que la fameuse scène de la douche, le documentaire démêle scénario, casting et direction de tous les films, et examine leur longévité et leur succès incontestable dans le cinéma américain. Enrichi de séquences d'interviews ultra-rares et jamais diffusées auparavant d'Anthony Perkins (s'adressant à un public en direct) ainsi que des dizaines d'entretiens, avec entre autres Robert Loggia, Olivia Hussey, Henry Thomas, Diana Scarwid, Tom Holland, Hilton Green, Mick Garris, et beaucoup plus , PSYCHO LEGACY est le premier documentaire qui réunit et examine des décennies de films PSYCHO en un seul document, dévoilant des surprises et offrant un aperçu de celui qui est considéré comme le père de l'horreur moderne, et se conclue par un hommage à Anthony Perkins d'avoir peut-être apporté le scélérat le plus célébré du grand écran.
Ayant contribué à des sites web tels que shocktillyoudrop, FEARnet ou encore Amoeba Music ainsi qu’au magazine Fangoria, Robert V. Galluzzo est ce que l’on peut appeler un passionné de cinéma de genre qui a réussi. Doté d’une certaine aura dans les médias outre-Atlantique, c’est tout naturellement qu’il s’est lancé dans la réalisation d’un documentaire rendant hommage à l’un des plus grands Monsieur du Cinéma dans ce qu’il a de plus historique, Alfred Hitchcock, qui,
avec Psychose, a révolutionné définitivement le genre horrifique en 1960. The Psycho Legacy constitue donc le documentaire ultime que tout fan de l’œuvre du cinéaste et de ses suites se doit de posséder.
Pourtant, après quelques premiers instants passés dans le giron de l’un des plus implacables films d’horreur de l’Histoire, Galluzzo délaisse rapidement ces premières amours pour plonger définitivement dans l’antre des séquelles tout en éludant rapidement l’existence du remake conceptuel de Gus Van Sant. Dès lors, The Psycho Legacy se concentre essentiellement sur les trois œuvres qui ont fait suite au chef-d’œuvre hitchcockien tout en citant celui-ci comme référence omniprésente sans pour autant beaucoup plus de détails.
Malgré la petite déception qui ne peut manquer de nous tarauder sur le coup, The Psycho Legacy demeure un documentaire assez bien fourni en anecdotes, s’adressant aussi bien à l’érudit qu’à l’impie qui n’a pas encore découvert le grand-œuvre d’Hitchcock.
Ainsi, si la partie dédiée au Grand Maître semble vague et vaine, l’ensemble permet d’en savoir plus concernant la personnalité d’Anthony Perkins, notamment concernant son travail en tant que metteur en scène du troisième opus, mais constitue aussi une somme non-négligeable d’interviews en tout genre. De Stuart Gordon à Mick Garris, de nombreuses personnalités du cinéma de genre rendent un bel hommage à l’un des pionniers du cinéma d’horreur, au créateur du slasher.
Avec une édition bardée de bonus, qui contiennent notamment les excellentes scènes coupées par Galluzzo (bien plus intéressantes et riches que celles fournies durant l’heure et demie du documentaire en lui-même), Emylia rattrape bien le coup et permet à l’œuvre d’être décrite comme indispensable. Le travail du documentariste et le montage apporté au matériau principal ne méritent quant à eux que fort peu d’éloges.
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