Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Dans l'impossibilité de divorcer de Victor, Elizabeth tente de l'empoisonner. Plongé dans le coma, Victor voit, entend et ressent mais ne peut bouger, même durant l'autopsie. Devenu fou, il s'échappe de la morgue et rêve de la plus atroce des vengeances !
Réalisateur d’un court-métrage humoristique (Trinity dogs), on ne peut pas dire qu’Erin Berry soit un auteur chevronné dans le cinéma horrifique. Dernièrement, l’homme s’est tout de même enrichi de l’expérience de production de Five girls, un film fantastique retraçant les mésaventures d’adolescentes dotées de
pouvoirs paranormaux en lutte avec un démon nommé Légion.
Ce manque crucial d’expérience va mener le réalisateur tout droit à la perte de son film. Croyant innover en présentant un concept déjà vu et revu (Les Contes de la crypte, Rêves et cauchemars), Berry est heureux de nous présenter l’action originale de son métrage : un homme est assassiné mais n’est pas réellement mort puisqu’il est sous l’emprise d’une drogue utilisée dans le vaudou qui ne fait que paralyser le corps. Dès lors, Victor est conscient de tout ce qui lui arrive et va revenir pour se venger.
Le deuxième défaut majeur du film est incontestablement ses dialogues très convenus, ne s’égarant jamais de ceux stéréotypés des films de série B qui mettent l’accent sur tout autre chose. Le problème, c’est qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent dans Living Death si ce n’est une histoire arythmée, entachée de prestations d’acteurs souvent très limites. Pourtant, le début du métrage était très prometteur : Victor est surpris à s’enamourer d’une maîtresse qu’il a préalablement attaché sur un engin de torture appelé le chevalet. Malheureusement étonné par cette intrusion, l’homme fait effectuer un tour de trop à la machine et sa « victime » a le tibia qui explose…

Mais à partir de ce moment, le film ralentit considérablement et ne propose plus de véritable angoisse ou de moment gore. On jouira encore à deux reprises lorsque Victor est livré en pâture à de jeunes apprentis médecins à la morgue et lors de la torture finale (qui vaut à elle seule le coup d’œil). Ces trois bons moments sont loin de racheter l’ennui dans lequel nous avons baigné jusque-là et ne font réellement office que d’amuse-gueule cinématographique, rien de plus.
S’il existe une Director Academy, on ferait peut-être bien d’y envoyer Berry qui a encore beaucoup à apprendre sur le métier...
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