Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Joanna, une jeune journaliste, assiste à la mort abominable d'un adolescent. Sa seule piste : Terry, la petite amie de la victime, dont elle retrouve la trace dans un night-club. Terry lui révèle que la clé du mystère se trouve dans une mystérieuse boîte...
Fidèle aux précédents épisodes, le film commence en reprenant les éléments des deux premiers épisodes. On retrouve donc notre pauvre Pinhead transformé en statue de pierre (magnifique statue d’ailleurs), dans l’état où le deuxième film nous l’avait laissé…
Hickox réussit là où son prédécesseur avait échoué. Le fameux Tony Randel, réalisateur de la daube qu’était Hellraiser 2, figure à nouveau sur la fiche technique du film mais en tant que scénariste cette fois. A croire que faire deux fois la même erreur n’est pas
trop pour lui. Le moins qu’on puisse dire c’est que, pour sa première réalisation, son remplaçant n’a pas chômé et aurait presque réussi à faire oublier la catastrophe de Randel.
En même temps, vous me direz, pouvait-on faire pire ? Euh, franchement, je ne crois pas. Ou alors, y faut vraiment le faire exprès. Ceci dit, si Hickox se substitue parfaitement à Randel, la classe du métrage barkerien n’est jamais atteinte pour autant. L’histoire est très confuse, faisant fonctionner deux histoires en même temps qui se rejoignent maladroitement. D’une part, on suit les pérégrinations de la statue contenant Pinhead et de ce dernier qui réussit tant bien que mal à s’en extirper en se jouant de la naïveté de son possesseur ; d’autre part, on est en proie avec les déboires d’une journaliste qui prend connaissance avec l’histoire dudit Pinhead avant son passage du côté maléfique de la force. La deuxième partie ne sert en réalité qu’à allonger un métrage trop court temporellement et fondamentalement trop lisse : en un mot comme en cent, elle ne sert à rien.
Et, à force de devoir phagocyter ces scènes longuettes et inutiles, on commence doucement à s’ennuyer. On bâille à qui mieux-mieux pour ne se réveiller en sursaut que lors des apparitions du croque-mitaine à tête d’épingle. La partie concernant Pinhead,
quant à elle, ne souffre d’aucun défaut : la trame se tient, la chronologie est respectée et le gore surgit souvent. Notons au passage la magnifique scène du night-club correspondant à l’arrivée de notre anti-héros préféré. Enucléations, amputations, éventrations et plein d’autres trucs en tion… Du sang, des boyaux. Ca gicle, ça éclate dans tous les sens.
Car, s’il est un jeu où Hickox a su prouver ses capacités, c’est dans l’utilisation visuelle du film. Une photographie soignée, léchée même, des effets spéciaux torrides en veux-tu en-voilà, une qualité picturale égalant celle d’Hellraiser, le pacte. Mais, comme toujours, en privilégiant la forme, le réalisateur n’arrive pas à éviter les dérives et louvoiements scénaristiques qui desservent le fond du métrage. Grosse déception également que cet épilogue raté, tellement semblable à tout ce qui a été vu jusque là. Vous n’aviez pas d’autre alternative ?
Jouissif pour l’image, quasi inexistant pour le reste, ce film mérite à peine une réussite…
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