Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Rika, une assistante sociale, se rend dans une maison, sur laquelle pèse une malédiction, pour s'occuper de Sashie, une vieille dame alitée. Elle y découvre un petit garçon enfermé dans un placard, avant d'être agressée par un esprit malfaisant. Quelques jours auparavant, Hitomi, le fils de Sashie, s'était également fait attaquer par le spectre après avoir été témoin de l'apparition du même petit garçon. Lorsque la soeur d'Hitomi débarque à son tour, elle découvre une Rika en état de choc. Intervient alors Toyama, un policer chargé d'enquêter quelques années plus tôt sur la tragédie qui a secoué cette demeure maudite : un homme y avait tué sa femme, et leur jeune fils n'a jamais été retrouvé...
Les fantômes constituent une véritable légende dans la tradition nippone qui se régale de ces histoires mythiques mettant en scène des monstres et des esprits en tout genre. Le cinéma japonais regorge à foison de films sur le sujet depuis les années 60. Plus récemment, c’est le brillant Ring qui a entériné le retour de ces apparitions sur le marché cinématographique asiatique. Le métrage va amener avec lui une foison de films traitant du sujet dont le plus connu est sans conteste The grudge… Avant de réaliser son remake aux States, Shimizu avait créé lui-même l’original dans le pays des sushis.
Ju-On : the grudge est en réalité la version cinéma du Ju-On sorti précédemment pour le marché de la vidéo. Dans la grande tradition asiatique, le film est un métrage froid qui ne laisse aucune place à l’humour. Le genre comme l’histoire sont traités avec sérieux (un peu trop sans doute) et aucun répit n’est laissé au spectateur.
La trame suivie par Shimizu est assez particulière. Contrairement aux films dits classiques se basant sur une histoire traitée de manière chronologique, Ju-On
fait dans l’originalité en proposant au public un éclatement total de son histoire en une série de strates différentes. C’est exactement le même choix qui a été fait pour le remake américain du métrage. Sauf que, avec le temps, Shimizu a pris de l’assurance et a réussi à combler les lacunes de son métrage original. En superposant ses strates de manière assez maladroite et sans jamais utiliser le moindre lien entre celles-ci, Shimizu a pris un risque énorme : il perd nombre de spectateurs et le laisse dans l’embourbement dans lequel il est entré en voyant tant de scènes se succéder sans faire de rapports entre l’une et l’autre. Le réalisateur utilise une mise en scène particulière en utilisant un rythme très peu soutenu ponctué par une montée d’adrénaline subite qui effraie le spectateur. Malheureusement, si l’originalité est bien présente, le métrage ne gagne pas en rythmique ce qu’il perd en circonvolutions.
Néanmoins, Ju-On comporte un grand point positif (et pas des moindres). Ne perdons pas de vue qu’il s’agit ici d’un film d’horreur qui n’a pour unique but que de terroriser ses amateurs. A ce jeu-là, Shimizu part gagnant tant il arrive à susciter l’effroi. Dépourvu de moyens sérieux, le réalisateur décide de mettre en avant des éléments effrayants plutôt que d’exagérer en effets spéciaux parfois fort inutiles. Ainsi, le thème du regard est utilisé à outrance, transformant cet « objet » simple en sujet de hantise parfait
notamment dans cette fameuse scène où Kayako glisse dans notre regard par le biais d’une caméra de surveillance. Tout est une affaire de vision : peur de voir ou d’être vu (comme cette fille qui se cache pour échapper aux regards des disparues) qui, bien plus que de découler d’une simple phobie humaine, devient une véritable source d’ennui puisque les victimes meurent après le seul contact visuel avec les Saeki… Pour éviter la mort, aucune alternative n’existe : le regard peut survenir à tout moment, en tout endroit. Shimizu bouleverse même nos réflexes de terreurs nocturnes puisqu’une fille se tapit dans sa couette pour échapper au monstre et n’en est que plus rapidement enlevée.
M’est également besoin de souligner la marque de fabrique du réalisateur : une peur viscérale introduite quasi uniquement par des apparitions simples mais brutales. Pas d’éclatement des tympans dus à une augmentation sonore soudaine, pas de montée musicale si primaire dans le cinéma horrifique. Mis à part quelques saccades gutturales effrayantes, le métrage se contente de faire voir et de faire deviner.
Un bilan mitigé pour cette œuvre originelle qui parvient à faire peur comme il le faut avec peu de moyens mais qui se retrouve amputée des louanges faites à son remake à cause d’une trame scénaristique trop alambiquée.
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Coup de coeur !bonjour sur le film grudge avec du recul : l’aspect socio des gardes à domicile pas fermé volontaire la malédiction au japon un non chatiment ou non la le séquentiel temps demande sur le personnage du temps sur les années d’apparition trop de malédiction o tour l’expression japonaise ? isa
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sérieusement, jai adoré ce film !! je l’ai trouvé génial, je comprend très bien Kayako dedans. Jadore également Toshio je le trouve très mignon mais un peu taré sur les bords ^^"