Critique de film

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Massacre à la tronçonneuse

"The Texas Chainsaw Massacre"
affiche du film
  • Année de production : 2003
  • Réalisateurs : Marcus Nispel
  • Scénaristes : Kim Henkel, Tobe Hooper, Scott Kosar
  • Acteurs : Erica Leerhsen, Eric Balfour, Jessica Biel, Jonathan Tucker, R. Lee Ermey
  • Musique : Steve Jablonsky
  • Genre : Horreur - Slashers
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h38
  • Budget : 9,5 millions de Dollars
  • Bande annonce
  • Récompenses : Prix de la meilleure musique de film (BMI Film et TV Awards 2004) Prix de la meilleure direction artistique au festival de Sitgès 2003 Prix du meilleur thriller au Teen Choice Awards (2004) Nominé au Saturn award de la meilleure actrice et du meilleur film d’horreur (Académie des films de science-fiction, fantastiques et d’horreur des Etats-Unis 2004) Nominé au Golden Trailer Award, catégorie meilleur film d’horreur (2004)

En 1973, lors d'une perquisition à la ferme de Thomas Hewitt, ancien employé de l'abattoir de Travis County, au Texas, la police découvrait les restes de 33 êtres humains. Cette effroyable trouvaille mit en émoi la population locale. Arborant les grotesques masques de chair de ses victimes et brandissant une tronçonneuse, le tueur fut macabrement surnommé Leatherface. Les autorités locales abattirent un homme portant un masque de cuir, mettant ainsi fin à l'affaire, mais au cours des années suivantes, plusieurs personnes accusèrent la police d'avoir bâclé l'enquête et d'avoir tué un innocent en toute connaissance de cause. Pour la première fois, la seule victime ayant survécu au massacre brise le silence et raconte ce qui est vraiment arrivé cette nuit-là, sur une route déserte du Texas, à cinq personnes qui sans le savoir, roulaient vers leur pire cauchemar...

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Les critiques à propos de ce film

Massacre à la tronçonneuse - Bien plus qu’un remake…
Par : Damien Taymans

Toucher à un chef-d’œuvre ne se fait jamais sans danger. Lorsqu’on en réalise la suite, à la limite, on peut s’attendre à un raté. Mais réaliser un remake n’est jamais une tâche aisée surtout lorsqu’il s’agit du classique des classiques de Tobe Hooper ! D’ailleurs, la scénariste de l’œuvre originelle, Kim Henkel, s’est fortement cassé les dents en tentant de faire renaître le slasher dans son pitoyable Massacre à la tronçonneuse, la nouvelle génération en 1994.

Ainsi, lorsque le clipper Marcus Nispel est appelé à s’atteler à cette tâche s’attend-on à un navet des plus sordide. Et bien, on apprendra rapidement que les aprioris ne sont pas toujours bons et qu’il faut parfois savoir revoir son jugement. Bien que le classique de Hooper n’a pas pris une ride, Nispel parvient à dépoussiérer et à rajeunir quelque peu cette œuvre dantesque. Son secret ? De nombreux éléments plaidant en sa faveur. Une superbe photographie moins terne que celle du Massacre à la tronçonneuse de 1974 mais dont les tons rappellent la nauséeuse atmosphère du chef-d’œuvre. Des performances d’acteurs et une vraie profondeur des personnages (ce qui n’était pas le cas chez Hooper). Une œuvre compacte, étouffante, emplie de quelques scènes gores (pensons à la pendaison au crochet ou à la jambe coupée). Mais il y a surtout trois éléments majeurs qui donnent indéniablement le statut d’excellent film au métrage de Nispel.

D’abord, Nispel a choisi de respecter la trame scénaristique du film original en y ajoutant certaines petites touches personnelles qui le rendent tout aussi jouissif. Ainsi, l’auto-stoppeur cinglé est devenu une jeune femme fragilisée par l’expérience qu’elle vient de vivre dans la maison des Hewitt et qui ne veut absolument pas y retourner. On rentre d’emblée dans un canevas plus horrifique que dans le film de Hooper car l’avertissement transgressé est plus sérieux, plus dense. Cette scène introductive permet de constater l’art du réalisateur qui parvient en deux ou trois plans à nous effrayer.

Ensuite, comme dans l’œuvre de Hooper, quasi aucune violence ne nous est montrée. A part certaines rares scènes (citées plus haut) assez gores, les autres moments restent très ténus et nous permettent de flipper encore plus. Car, mis à la part la jeunesse puérile assoiffée de sang, qui veut réellement voir de telles éjaculations sanguines ? On avait à l’époque injustement collé l’étiquette de film violent au métrage de Hooper, on en fera certainement de même avec le métrage de Nispel. Pourtant, tout est relatif. Si Hostel et sa suite Hostel 2 sont des films violents qui attirent certaines formes de voyeurisme, ce n’est pas le cas de ce Massacre-ci ! Violence non-montrée, simplement suggérée, installée même. Installée partout même ! Le shérif Hoyt en est l’emblême : grâce à des réactions extrêmement inattendues, il parvient à asseoir en nous l’effroi sans jamais être vraiment sanguinaire…

Enfin, notons que la performance des acteurs est en tous points irréprochables. Hooper nous avait soumis des stéréotypes trop caricaturaux (savoir critiquer un classique, c’est aussi montrer qu’on l’aime) : le frère handicapé énervant à souhait tant il ressemblait à une plante bavarde, la délicieuse Marilyn Burns hurlant toute gorge déployée, les frères de Leatherface cinglés à souhait, les méchants motards sanguinaires, … Nispel, lui, ne nous montre que des personnages sociaux : d’une part, des jeunes avec leurs problèmes et leur caractère, d’autre part une bande de malades mentaux interprétés sobrement mais magistralement. La palme revient incontestablement à la succulente Jessical Biel qui ne se met pas à courir dans tous les sens en hurlant mais nous montre une véritable progression dans son personnage. Et puis, il y a ce fameux shérif Hoyt (R. Lee Ermey), hallucinant de vérité et de sadisme.

Dommage que Nispel n’ait pas introduit dans son métrage la fameuse scène du dîner du film originel car, avec ça, la réussite était totale. Heureusement, la séquelle de Liebesman intitulée Massacre à la tronçonneuse : le commencement rattrapera ce manque…

Excellent remake à consommer sans modération !


Oeuvres liées :

Massacre à la tronçonneuse (1974)
Massacre à la tronçonneuse 2 (1986)
Massacre à la tronçonneuse 3, Leatherface (1990)
Massacre à la tronçonneuse nouvelle génération (1994)

Massacre à la tronçonneuse : le commencement (2007)

Commentaires sur le film

Leatherface rules !

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

On attendait pas grand chose d’une production Bay réalisé par un inconnu. Avec le recul, Ce remake est surement l’un des plus réussit et son succès a permis d’alimenter ce revival dirt horror que tout le monde conspue mais qui permet pourtant des entrées ciné.

Sinon, le film, Grosso modo c’est un copié collé du premier qui tente de s’en démarquer un permanence pour éviter les comparaisons facile.
Mais au final, ce n’est pas vraiment un problème. C’est glauque, violent, bien orchestré et malgré quelques partis pris douteux ( le faux documentaire qui ouvre et ferme le film), l’ambiance est bien rendue et le résulats en est d’autant plus jouissif.

19 octobre 2008 à 09:10 | Par Isokilla

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