Critique de film

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Malédiction de la momie aztèque (La)

"La Maldición de la momia azteca"
affiche du film

Le Dr Almada et sa fiancée Flor sont en danger. Un pilleur de tombeaux, dont ils avaient permis l'arrestation, s'est évadé de prison et tente de mettre la main sur un trésor aztèque...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La malédiction de la momie aztèque - Le retour de Popoca !
Par : Quentin Meignant
Tags : Momies

Portillo n’a pas laissé aux spectateurs le temps de dire ouf ! Soit certain du succès qu’engendrerait La momie aztèque auprès de la foule, soit pour son petit plaisir personnel, le réalisateur mexicain tourna en 1957, c’est-à-dire la même année que le première opus, la suite des aventures de Popoca la momie.

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, Portillo n’a vraiment (presque) rien changé : le docteur Almada et toute sa clique sont repartis vers de nouvelles aventures contre Popoca et.... l’horrible docteur Chauve-Souris.

N’avait-il pas été capturé par la police à la fin de l’épisode précédent ? Bien sûr que si,mais voilà, nous avions oublié son importante milice, qui a eu tôt fait de le libérer dès l’entame du second épisode, sans doute histoire de compliquer les affaires de nos héros.

Portillo ne laisse donc aucune ellipse entre les deux épisodes et nous reprenons l’action là où nous l’avions laissé : la momie cherche à récupérer son dû, les héros sont terrorisés et exténués par toutes les émotions vécues et Chauve-Souris élabore déjà des plans machiavéliques pour récupérer le trésor.

Par contre, grande innovation dès la première scène du film : Portillo intronise dans son scénario un ennemi supplémentaire au Docteur Chauve-Souris. Chose jouissive, il s’agit d’une sorte de super-héros (Non non, je n’en dévoilerai pas l’identité ! Vous n’avez qu’à regarder le film, non mais !) un peu débile sans aucun super pouvoir.

Sans doute envoûté par l’émergence des Marvel, auxquels les Américains commencent à vouer un véritable culte, le réalisateur mexicain apporte donc une touche totalement décalée et résolument différente à ce deuxième épisode. Le véritable héros est donc l’Ange, personnage hautement sympathique vêtu d’une cape et d’un tutu blancs !

Tout ceci a au moins le mérite de rendre l’aventure sympathique car, au niveau du spectacle, on n’est pas plus gâtés que lors du premier opus ! La courte durée du film (1h05 seulement !) et les considérations théoriques des savants donnent vraiment l’impression que l’intrigue se tire en longueur et que Portillo n’a pas beaucoup planché sur un scénario franchement limite !

Malgré cette lenteur, on ne peut qu’éprouver une nouvelle fois de la sympathie pour ces personnages toujours aussi travaillés.Pinacate nous régale une fois de plus de ses boutades à mourir de rire (« Je préfère qu’on dise ici courut Pinacate plutôt qu’ici mourut Pinacate ») tandis que le jeune Pepe donne un peu de jeunesse et de peps à l’aventure.

Hormis ces indéniables qualités qui rendent le tout regardable, nous avons une fois de plus face à nous un film assez inégal au point de vue dela mise en scène. En effet, autant certaines bagarres paraissent plausibles, autant parfois on croirait les coups de poing des acteurs tout droit sortis d’un De Funès plutôt limite.

Une scène frappe néanmoins : celle de la fosse au serpent ! Les personnes qui ont la phobie de ses animaux feraient bien de s’abstenir car cette fosse est remplie de vrais serpents hautement dangereux.Même si Portillo ne leur a pas donné la dose d’amphétamine nécessaire à une activité plus intense de ces mini-monstres, la scène n’est pas sans rappeler l’extrême réalisme d’un Cannibal Holocaust par exemple.

Les comparaisons avec ce dernier s’arrêtent malheureusement là car La malédiction de la momie aztèque est tout sauf un chef-d’oeuvre bien entendu. Tout comme le premier épisode des aventures d’Alamada et sa bande, ce film est à regarder comme un morceau de l’histoire du cinéma mexicain. Sans être bon, il procure néanmoins une bonne dose de plaisir à tous les amateurs d’anciennes pellicules et c’est, après tout, ce qu’on en attend !


Oeuvres liées :


Commentaires sur le film

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

On a la un bon nanar : mauvais enchainements de plans, dialogues faiblards d’autant plus drôles en espagnol (la muchacha !), bagarres douteuses, décors minimums, scénario on ne peut plus simple, la momie aztèque ne vous effraiera qu’à la fin du film si vous avez tenu le coup face à la lenteur du film.
Rafael Portillo est le Ed Wood mexicain !

5 mars 2009 à 18:03 | Par tito

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